Pagaille hier au Palais du Peuple : micros arrachés, menaces, injures et bagarre manquée entre députés nationaux

0
1518

Le maigre public présent hier lundi 15 avril 2019 au Palais du peuple, a vécu un spectacle désolant à l’occasion de la plénière de l’Assemblée nationale. Selon l’ordre du jour arrêté par le bureau provisoire de la chambre basse du Parlement, il était question de valider les députés nationaux issus des élections organisées le 31 mars à Beni, Yumbi et Butembo.

Mais, avant d’en arriver là, le député François Nzekuye du FCC (Front Commun pour le Congo), tenait absolument à présenter sa motion.

Le président des céans ayant rejeté sa demande au motif qu’il fallait gagner du temps, il ne s’est pas empêché d’arracher le micro au rapporteur de l’Assemblée nationale qui venait d’être invité par le président du bureau provisoire à rendre public le calendrier de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

            Ce député du PPRD, qui n’a pas digéré le refus du président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale de lui accorder la parole, était soutenu par son collègue du Front Commun pour le Congo, Charles Nawej Mundele, dans cette épreuve de force.

Nzekuye et Mundele tenaient à obtenir, par motion, la surséance de la validation des députés fraichement élus à Beni, Butembo et Yumbi.

Après cet incident, le président du bureau provisoire de la chambre basse du Parlement a décidé de suspendre la séance pour une dizaine de minutes.

A la reprise de la plénière, il a tout de même accepté que le député du FCC, qui avait sollicité la parole, à présenter sa motion. Mais, avant qu’il ne prenne la parole, on a vu surgir à la tribune de nombreux députés de l’opposition qui, à leur tour, lui ont ravi le micro, le privant du coup de parole. Il s’en est suivi des engueulades, injures, invectives, menaces et même une bagarre manquée entre les députés des deux camps.

            La tension et la confusion étaient telles que le président du bureau provisoire n’a pas trouvé d’autre alternative que de lever définitivement la séance.

            Bien avant cet incident, le bureau de l’Assemblée nationale avait annoncé la mise en place de la Commission spéciale pour la validation des mandats de députés de Beni, Butembo et Yumbi  pour ce mardi, avant la plénière prévue le même jour à 15 heures.

            On laisse entendre que les députés de la majorité redoutaient de perdre, au niveau du bureau définitif de l’Assemblée nationale, le poste de 2me vice-président leur garanti dans leur deal avec « Cach » (Cap pour le Changement). Par conséquent, les violonts tardent à s’accorder avec  l’opposition pour un consensus autour de la composition du bureau définitif. On garde l’espoir que la nuit va porter conseil à tous. ERIC WEMBA

  • 7
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •