ORAISON FUNEBRE DU MINISTRE PATRICK MUYAYA

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Chers membres de la famille,

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Aujourd’hui est un jour difficile pour la profession.

Le jour où nous allons porter en terre un de nos champions.  Polydor Muboyayi en était un.

Il portait en lui l’histoire politique récente tant du pays que de nos médias.

Il s’en va avec autant d’années de lutte, d’écriture et d’indépendance.

Je voudrais, avant de poursuivre mon propos, présenter les condoléances du Président de la République et du Gouvernement à toute la famille biologique et à la grande famille des médias pour la disparition de cette icône de la profession.

Chers membres de la famille,

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Polydor Muboyayi était un fervent combattant de la liberté de la presse et d’opinion.

On n’aura pas donc eu le temps de nous revoir.

Et pourtant, nous avons discuté des choses à faire ensemble.

Je me rappelle de nos derniers échanges le 27 mai 2021.

Nous discutions justement de la nécessité de nous voir et d’aborder les questions liées à l’exercice de la profession.

Je vous fais l’économie des mots aimables qu’il a eus à mon endroit après ma nomination à la tête du Ministère de la Communication et Médias. Et il l’a toujours fait tout au long de mon parcours.

Moi, je l’appelais Papa, lui m’appelait mon fils.

Je le rencontrais souvent de marbre dans les hauteurs du siège du Phare à l’époque sur avenue Lukusa.

Et on parlait longuement de la situation générale du pays.

Il était toujours alerte et pertinent dans ses remarques à l’époque où j’étais Conseiller principal en charge de la Communication à la Primature.

Puis nous parlions de l’Observatoire des médias congolais et de défis qui s’imposent à la profession dont il avait une claire idée et pour lesquels, à nos derniers échanges, il était prêt à apporter sa contribution dans le combat de sa refondation.

Moi, je l’appelais Papa, lui m’appelait mon fils.

Mais ceux qui l’ont connu dans ses années de jeunesse l’appelait Polyfo.

Aujourd’hui, deux générations restent orphelines de sa disparition.

Celles de ses amis de l’époque et ses jeunes frères ;

Et celles de nous ses enfants dans le métier et qu’il a si bien initiés.

Chers membres de la famille,

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Face à la mort, nous ne pouvons rien.

La seule chose que nous pouvons, c’est de rendre grâce au Tout-Puissant pour nous

l’avoir donné.

C’est aussi lui redire Merci.

Merci pour l’amour, l’amitié, l’attention qu’il a toujours témoigné vis-à-vis de nous.

Je voudrais dire à sa famille, et à ses enfants que vous avez des raisons d’être fiers

de l’avoir eu comme Père.

Et aux amis du Phare, je vous demande d’être fiers de l’avoir eu comme visionnaire, encadreur, manager, inspirateur et motivateur, …

Un chef sans cesse à la tâche.

De lui, vous gardez plus de souvenirs que nous tous.

Soyez dignes de lui en continuant son travail.

Souvenez-vous toujours de lui, de ses conseils et sa ligne.

Restez le « Phare », donc la lumière dans nos médias.

Comptez sur notre solidarité et notre soutien.

Je ne saurai clore mon propos sans vous demander de l’applaudir frénétiquement pour la vie qu’il a eue.

Je salue ici la mémoire d’un vaillant homme de presse et de conviction,

Un intellectuel épris de patriotisme et une plume alerte dont la lucidité a éclairé son peuple voilà près de 5 décennies.

Que son âme repose en paix !

 Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

 Porte-Parole du Gouvernement

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