OFFICIEL FATSHI DIT NON A L’INVESTITURE DE RONSARD MALONDA

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Jeanine Mabunda a-t-elle un cœur ? Alors que le sang des manifestants tués à Kinshasa, à Lubumbashi et à Goma n’avait pas encore séché, alors que des familles congolaises n’avaient pas encore retrouvé des parents enlevés, charcutés et jetés dans la rivière Lubumbashi au Katanga, la Présidente de l’Assemblée Nationale a tenté un autre coup de Jarnac en transmettant, par sa lettre numéro DC/AN/JML/MIB/MNT/07606/2020 du 10 juillet 2020, le dossier de Ronsard Malonda au Chef de l’État pour investiture ! Par cette cette manœuvre, elle voulait, encore une fois, mettre la République devant le fait accompli !

Comme à son habitude, le Président de la République a pris le temps nécessaire pour examiner le dossier et s’informer pleinement des tenants et aboutissants de l’affaire. Après analyse, sa décision est tombée : pas question d’avaliser un dossier qui ne répond pas aux normes.

Dans sa réponse datée du 13 juillet, Felix Antoine Tshisekedi, en sa qualité de garant de la nation, constate que « l’information selon laquelle Ronsard-Ernest Malonda Ngimbi a été désigné à l’issue d’un processus interne aux confessions religieuses est fortement contestée en fait comme en droit par certains membres de cette composante, à savoir l’Église catholique, l’Église du Christ au Congo et l’Église Kimbanguiste comme les attestent leurs lettres PCR/ECC-CENCO/ABL-FAB/03/07/2020/BC-5 et numéro 069/EK/NK-J/D.EV/BSI/CD/DG/KMM/020 dont Jeanine Mabunda est ampliataire. A travers ces lettres, signale le Président de la République, ces Églises affirment que « à la réunion du 08 au 09 juin 2020, il n’a pas été procédé à la désignation d’un délégué des Confessions religieuses comme membre de la CENI. Elles soulignent que le procès-verbal vous remis le 09 juin 2020, ne serait pas l’émanation du Président et du Vice-Président de cette Composante, lesquels sont les seuls , en vertu de l’article 17 de leur Charte constitutive, à engager la composante Confessions religieuses ».

Au moment où cette réponse du Chef de l’État parvenait à Jeanine Mabunda, une quatrième confession religieuse, l’Église orthodoxe, prenait ses distances avec la messe noire de l’Assemblée Nationale en dénonçant, haut et fort, l’entérinement cavalier par les députés de Ronsard Malonda et remplaçait, dans la foulée, son délégué près la composante Confessions religieuses.

Manifestement, le sang des Congolais a été versee pour la satisfaction des caprices de certains politiciens et il est important que Jeanine Mabunda justifie sa démarche qui a failli plonger le pays dans le chaos. En attendant, le Président de la République lui réclame le soubassement du dossier, c’est-a-dire les procès-verbaux de désignation et d’entérinement évoqués dans sa lettre de transmission du dossier ainsi que tous autres documents y relatifs.

Nous y reviendrons.

Le Phare

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