ODEP : présentation du programme alternatif de développement et de la Charte au contrat social électoral

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Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le mercredi 14
mars 2018  au n°568 de l’avenue Zinnias,sur la 10ème rue
résidentielle, dans la commune de Limete, la société civile, sous la
supervision de l’Observatoire de la dépense publique(ODEP), a présenté
la synthèse du programme alternatif de développement économique et
social ainsi que la charte au contrat social électoral. Cette
présentation s’est inscrite dans le cadre du « Plaidoyer pour la prise
en compte des services sociaux de base comme priorité dans le
processus électoral en RDC » après une analyse de l’exécution des
budgets 2012-2016 menées entre octobre et novembre 2017. De cette
analyse, il ressort que  la mobilisation des recettes de l’Etat était
marquée par le volume trop élevé des régimes fiscaux spéciaux
appliqués aux personnes physiques et morales. Ceci avait une influence
négative sur le niveau de mobilisation des recettes publiques.

Conçu pour se réaliser autour d’un certain nombre d’objectifs
politiques et des valeurs qui ne sont pas négociables, ce programme a
des objectifs et valeurs qui sont la nécessité impérieuse de
promouvoir un développement endogène : l’exigence de bâtir un Etat de
droit, le respect des droits de l’homme, la nécessité d’un
renforcement de l’unité dans la décentralisation ainsi que la mise en
place des véritables institutions démocratiques.
Six axes sont retenus pour la réalisation de ce programme. Il s’agit
du réajustement du  modèle économique pour mieux réussir les
principaux objectifs macro-économiques indispensables à une croissance
soutenable et équitable, le plein-emploi, la stabilité des prix, une
meilleure répartition des revenus ainsi que l’équilibre de la balance
des paiements. Le 2ème axe est celui de la croissance soutenable et
équitable. A travers cet axe, la société civile veut proposer un
programme cohérent, susceptible d’emporter prioritairement non
seulement l’adhésion des congolais mais aussi des partenaires
étrangers.
Le 3ème axe qui retenu est celui de l’agriculture. A travers elle, le
développement endogène devra toucher en premier lieu vers les
campagnes et les populations pauvres. Pour ce qui est de l’éducation
et la formation, 4ème axe d’intervention, elles doivent être
redéfinies en RDC. Une école nouvelle doit s’installer comme cadre de
libération des esprits et désaliénation ainsi que comme l’antithèse
coloniale et néo-coloniale afin de marquer un nouvel ordre politique,
économique et culturel conforme à la vitalité de la nouvelle
perspective.
Le 5ème axe qui est celui de la santé recommande une meilleure
politique en matière de planification familiale. Ce qui permettra un
équilibre avec les progrès économiques et contribuera à la maîtrise
des problèmes de scolarisation, d’emploi et d’alimentation. Enfin,
pour arriver à une meilleure politique culturelle cohérence, comme
6ème axe, il est nécessaire d’effectuer un inventaire le plus large
possible du potentiel culturel du pays et de l’examiner sérieusement
dans le but de relever les limites objectives de la culture ancienne
et les leçons à tirer du passé.
Pour ce qui est de la charte d’engagement, elle s’est fixée comme
objectifs de développer un électorat lucide, conscient et responsable,
promouvoir une nouvelle classe politique, faire de la RDC un véritable
Etat  de droit ainsi que promouvoir les droits des DESC des citoyens.
Yves Kadima

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