Obiageli optimiste pour l’essor économique de l’Afrique

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La prochaine décennie sera celle du continent africain, a indiqué lundi à Washington, la vice-présidente de la Banque mondiale pour la zone Afrique, au cours d’une vidéo-conférence organisée avec la presse africaine, en prévision de ses réunions de printemps.
 
            En effet, plusieurs indicateurs traduisent la croissance, après la crise économique et financière de 2009. A cette occasion, Obiageli Katryn Ezekwesili et l’économiste en chef Shantayanan Devarajan pour la même zone, ont à travers un jeu des questions-réponses des journalistes africains, fait le point de la situation économique du continent, ses problèmes, les progrès accomplis et évoqué le programme de la Banque mondiale pour soutenir son essor économique.
            Affichant son optimisme, Obiageli note d’abord que l’Afrique a changé de profil avant, pendant et après la crise de 2009. Ensuite, les politiques mises en place dans différents pays, ont fait reculer la pauvreté et l’Afrique est engagée à réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement.                                                                                               Cependant, pour atteindre les OMD, l’Afrique doit poursuivre les efforts entrepris dans plusieurs domaines. C’est dans ce cadre que la Banque mondiale va aborder avec les représentants des pays africains, à ses réunions de printemps, plusieurs dossiers liés au changement climatique, aux problèmes du déficit énergétique de l’Afrique, à ceux des secteurs sociaux, ainsi que des infrastructures, de la bonne gouvernance et de l’appui institutionnel.
            Obiageli en a profité pour réaffirmer la volonté de la Banque mondiale d’accompagner la reconstruction de nombreux pays du continent. S’il est vrai que le développement de l’Afrique ne relève pas d’une charité, le continent doit devenir un centre de croissance, renforcer sa position et accélérer la mise en œuvre des réformes. L’Afrique doit réécrire son histoire, et savoir prendre à temps le train en marche, a-t-elle insisté.
            Son institution entend mobiliser 17 milliards de dollars pour aider les pays africains à atteindre les OMD. Dans ce paquet, plus de 4 milliards de dollars sont disponibilisés en faveur des pays intermédiaires. L’accent doit être mis sur des secteurs porteurs, tels que l’agro-alimentaire, l’agriculture, l’éducation et la santé,  l’énergie, les NTIC, les infrastructures et les transports.
            Ses deux guichets dont l’un est destiné aux prêts, seront renforcés avec l’augmentation du capital de la BIRD de 58 milliards de dollars. A Gleeneagle, les pays bailleurs ont promis d’apporter 25 milliards de dollars, et elle croit savoir que sur base de différentes contributions, le continent continuera à bénéficier de l’attention particulière de son institution.
            A la question du Phare de savoir comment la Banque mondiale entend aider les pays africains et la RDC, à faire valoir les revendications relatives à leur contribution au capital carbone pour l’équilibre climatique du monde, Shantayanan Devarajan exhorte d’abord ces pays à mieux gérer leurs ressources. S’il est vrai que l’Afrique ne participe pas à l’émission des gaz à effet de serre, elle en subit les conséquences. Voilà pourquoi la phase de l’adaptation doit se focaliser sur la gestion des ressources aquifères, la limitation de la déforestation, la préservation de l’environnement, la lutte contre le paludisme et tant d’autres. Des efforts doivent également être déployés pour la réduction du déboisement, la conservation du carbone et la gestion durable des sols.
            Les grands pays pollueurs du monde doivent prendre conscience de leur responsabilité dans les conséquences du changement climatique et apporter leur contribution aux pays qui assurent le poumon du monde.
                                              J.R.T.  

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