Ntumba Luaba dénonce la planification de la stratégie du chaos et de la terre brûlée

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« Il y a des moments dans la vie d’un homme comme dans celle d’un
pays où l’Histoire interpelle et invite à prendre position. Ce moment
où face à la question fondamentale d’être ou de ne pas être, de se
soumettre ou de se démettre, face à la menace existentielle qui remet
en cause notre survie même en tant que citoyens titulaires des droits
et soumis à des devoirs, dont celui de la résistance légitime à tout
individu ou groupe d’individus prenant ou se maintenant au pouvoir par
la force et en violation de la Constitution, les hommes et femmes du
Congo debout s’interrogent. Ce moment où son existence en tant que
pays et Nation, au cœur d’une région aussi tourmentée que celle de
l’Afrique centrale et des Grands lacs, semble menacée. Ce moment où la
conscience se bat et se débat entre parler et se taire ». C’est par ce
paragraphe que le professeur Ntumba Luaba a débuté son discours à
l’occasion du lancement de son mouvement citoyen de lutte pour le
changement dénommé « Debout Congolais Bâtissons». Cadre choisi pour
l’événement : la paroisse Notre Dame de Fatima, à Gombe.
Ce moment est arrivé, a-t-il souligné refusant de continuer à garder
le silence face au destin de son pays. Car, le silence serait une
marque d’indifférence honteuse qui s’apparenterait à une démission
calamiteuse individuelle et collective des Congolais. Voilà pourquoi,
il s’est référé à cette pensée de Martin Luther King : « Notre vie
commence à s’arrêter le jour où nous gardons le silence sur les choses
graves ».
Avant de poursuivre  : « Des choses graves, très graves, se passent
depuis un certain temps dans notre pays, notamment dans le Kasaï.
D’autres se profilent à l’horizon. De nouvelles menaces et périls
armés semblent se pointer dans le Nord Kivu. Nous prions pour que le
Kongo Central et d’autres parties du pays demeurent tranquilles. Car,
d’autres semblent avoir planifié la stratégie du chaos et de la terre
brûlée ».
Présentant le « Debout Congolais Bâtissons » comme un nouveau-né
dans la sphère des mouvements citoyens, il a soutenu qu’il ne s’agit
pas d’un parti politique. Ses adhérents jouissent pleinement de la
liberté de choix ou d’opinion en termes de couleurs politiques. Le
seul dénominateur commun reste la lutte pour le changement.
« Des événements tragiques se déroulent sous nos yeux comme un
cauchemar dont on peine à émerger. Triste est notre réalité, dé
l’énigmatique fosse commune de Maluku à laquelle s’ajoutent celles par
dizaines du Kasaï avec si peu d’émoi, et qui nécessiteront un jour une
véritable enquête internationale que nous appelons de nos vœux. Cette
détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire sur des
terrains jadis paisibles nous accable alors que toute la lumière n’est
pas encore faite sur les tueries et massacres de Beni et ses environs.
Pendant que surgissent subitement et de façon inattendue des conflits
et des affrontements sanglants et fort meurtriers d’un autre âge,
comme ceux entre les communautés pygmées et bantous dans le Katanga et
ailleurs » : voilà les raisons de la « révolte » de cet ancien proche
du pouvoir de Kinshasa très célèbre à l’époque de la réunification du
pays, notamment au lendemain du Dialogue intercongolais ayant abouti à
la mise en place du régime monstre de 1+4.
A l’instar de Lucha, Filimbi, Na sema Sasa, le DCB invite les
Congolais à se lever et dire non à toute manœuvre dilatoire visant à
renvoyer la tenue des élections aux calendes grecques. La Ceni est
appelée, pour sa part, à assumer ses responsabilités.
Dom

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