La «Nouvelle Dynamique de l’opposition contre les violations de la Constitution

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Une nouvelle mise en garde vient d’être lancée à l’endroit des participants au Dialogue, c’est de veiller au strict respect de la Constitution. Elle émane de la plateforme «  Nouvelle Dynamique ». Ce regroupement des partis politiques et des personnalités politiques, membres du Rassemblement, l’a faite le lundi 12 septembre 2016, au cours d’une conférence de presse tenue dans un restaurant de la commune de Limete.
Passant en revue la situation politique de l’heure, le coordonnateur de cette plateforme, le député Toussaint Alonga, a décrié l’attitude de la Majorité au pouvoir qui veut absolument changer l’eau en vin, alors que la crise actuelle est artificielle, créée pour violer la Constitution, texte fondateur de la stabilité des institutions républicaines.
            Dans son analyse, la «Nouvelle Dynamique» de l’Opposition note que pour la famille politique précitée, le texte fondateur est un cache-sexe qui peut être enlevé ad nutum. Ce comportement politique, fait noter le député Toussaint Alonga, est de nature à chasser la stabilité et à éloigner le développement, la cohésion nationale, pour pousser le pays dans la descente aux enfers.
            La Constitution, à ses yeux, demeure un corps qui rattache le peuple et ses dirigeants. Ce qui fait que le choix de violer la Constitution, affaiblit les institutions, la famille politique au pouvoir et créé un antagonisme avec le peuple.
            Le coordonnateur de la «Nouvelle Dynamique» de l’Opposition reste convaincu que le respect de la Constitution doit être un devoir sacré. Ainsi, l’opposition politique ne sera plus regardée comme une ennemie, mais une partenaire pour garantir l’équilibre du pouvoir en place, en ramenantt la Majorité au pouvoir sur le droit chemin chaque fois qu’elle se fourvoit.
            Conformément à la Résolution 2277 du Conseil de sécurité de Nations Unies, le Dialogue réclamé par des compatriotes , est pour le député Toussaint Alonga, la voie royale pour baliser le chemin conduisant aux élections locales, en commençant par le scrutin présidentiel.
            La «Nouvelle Dynamique» de l’Opposition a saisi cette occasion, pour lancer une mise en garde contre les dialogueurs, et contre toutes les manœuvres visant toute violation intentionnelle de la Constitution, rappeler les principes de la démocratie et de l’alternance au pouvoir entre la Majorité et l’Opposition.
            Abordant le point relatif au retard enregistré dans l’organisation des élections, le député Toussaint Alonga pointe du doigt la Majorité qui, pour lui, est responsable, car c’est elle qui est à la base de la crise artificielle actuelle. Il retient à ce sujet, deux griefs. Le premier, c’est la tentative de conditionner la tenue des élections au recensement général. Le second grief est le refus de mettre à la disposition de la CENI, les moyens pour lui permettre de remplir ses missions sur base de l’article 211 de la Constitution.
            La «Nouvelle Dynamique» de l’Opposition fait observer que l’éventuel accord politique qui sortirait du Dialogue, ne peut s’opposer aux tiers. Car, il n’est que sociologique, sans force probante, un accord dépourvu de l’onction de légitimité. La messe noire appelée Dialogue, tenue dans les parages d’un camp militaire et dont on a suspendu la retransmission en direct à la télévision, suscite la question de savoir s’il ne s’agit pas d’un complot contre le peuple.
            Toutefois, cette plateforme croit au Dialogue préconisé par la Résolution 2277 du Conseil de sécurité, prenant en compte les desiderata de toutes les sensibilités politiques représentatives, et  axé sur la tenue des élections, en commençant par la présidentielle dont le calendrier est constitutionnalisé.
Eric Wemba 
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