Nouveau Congo : Fasthi face aux trous noirs

0
165

Le révérend pasteur protestant Ekofo avait eu le malheur de stigmatiser, en janvier 2018, à l’occasion d’un culte religieux organisé à l’occasion du 17me anniversaire de la disparition de Laurent-Désiré Kabila, et auquel avaient pris part les principaux dignitaires du kabilisme, le sous-développement avancé de la République Démocratique du Congo pendant que la majorité des Etats d’Afrique enregistraient des avancées notables dans la voie de l’émergence économique et industrielle. L’éminent homme de Dieu avait déploré la mauvaise gouvernance ayant consacré la descente aux enfers du pays, au point que celui-ci était devenu un « trou noir » sur le continent, en termes de routes, de chemins de fer, de trafic aérien, de transport fluvial et lacustre, de desserte en électricité et en eau potable, de taux de scolarité, d’emplois, etc.

         Pire, Congolaises et Congolais étaient en train de mourir de faim dans un Etat hébergeant des terres arables capables de nourrir plus de 2 milliards d’êtres humains, soit le quart de l’humanité. Le pasteur Ekofo avait prévenu les responsables du gâchis de la sanction à laquelle ils s’exposaient, vis-à-vis du Dieu Créateur, le jour il s’aviserait à leur demander des comptes sur la gestion du « paradis terrestre » qu’il leur a légué.

         Intervenant le vendredi 13 décembre 2019 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a fait le pari de construire, à bref délai, un pays uni, fort et prospère. Son combat contre les « trous noirs » a démarré à travers son programme d’urgence de 100 jours, lancé depuis mars 2019, avec pour objectif principal la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de base (routes, ponts, chemins de fer, ports, aéroports). La circulation des personnes et de leurs biens, à l’intérieur des frontières nationales, devrait s’améliorer rapidement, de manière à désenclaver l’ensemble du pays, mais aussi à créer des interconnexions avec les « transafricaines ».

         Les taux de desserte du pays en eau potable et électricité devraient également se situer aux niveaux des standards internationaux, avec l’implantation des micro-barrages et d’usines de traitement d’eau aux quatre coins de la République. Les villes comme les villages congolais devraient, effectivement, accéder à la modernité en ce qui concerne leurs besoins sociaux de base.

         La gratuité de l’enseignement de base, pour ne pas la citer, a sorti la RDC du « trou noir » où végétaient plus de 2,5 millions d’enfants exclus du système éducatif national à cause de l’incapacité de leurs parents à prendre en charge leurs frais scolaires.

         En matière d’emplois, la résorption du chômage devrait passer notamment par la mécanisation de l’agriculture, où une grande main-d’œuvre serait exigée avec la mise en œuvre des fermes agro-pastorales industrielles.

         D’autres « trous noirs » tels que l’activisme des milices armées au Nord, à l’Est et au Sud du pays, ou encore le banditisme urbain connu sous le phénomène « kuluna » exigent la neutralisation des uns et des autres par l’armée comme la police, mais surtout leur réinsertion sociale à partir des centres d’apprentissage des métiers.

         Dans son exil, que l’on espère prendre bientôt fin, compte tenu des mesures de décrispation politique prises par Félix Antoine Tshisekedi au lendemain de son investiture, le pasteur Ekofo peut se rassurer que toutes les critiques qu’il avait émises pour que les choses changent ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds. Le nouveau leadership national s’emploie à construire un environnement socio-économique qui soit le reflet réel de ses potentialités agricoles, énergétiques, hallieutiques, minières et autres.

Kimp

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •