Non aux chantiers inachevés positionné

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Le secteur des infrastructures de base tenait tellement à cœur le Chef de l’Etat qu’au lendemain de son investiture, il avait décidé de faire bouger les lignes à travers son programme d’urgence de 100 jours. Des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux…ont été réhabilités ou modernisés dans des temps record, à Kinshasa comme en provinces. Mais pour la suite, à compter de novembre 2019, le dossier des infrastructures est laissé à la charge du gouvernement.

         Le souci du Président de la République est que non seulement le pays soit « interconnecté » en termes de routes, chemins de fer, aéroports et ports mais aussi en harmonie avec les principales voies de communication africaines. Il a martelé qu’il ne tolérerait pas le spectacle des chantiers inachevés, très courants au pays sous les anciennes Républiques. Les propos de Félix Antoine Tshisekedi font penser aux sauts de mouton, dans la réalisation ne semble pas plaire à certains compatriotes. Comme par hasard, ces ouvrages d’intérêts sont régulièrement freinés par des retards de décaissement des fonds, mettant par conséquent les entrepreneurs en situation inconfortable pour la bonne conduite des travaux.

         Une des images fortes en matière d’éléphants blancs est l’Echangeur de Limete, construit en 1967 avec, pour objectif, l’aménagement d’un grand centre commercial assorti de la plus haute tour du monde. De l’Echangeur de Limete devrait partir également un grand boulevard devant relier Limete au Mont-Ngaliema, en passant par Lemba, Mombele et Yolo.

Si l’Echangeur de Limete et ses dépendances avaient été aménagés conformément au plan préétabli, le trafic automobile aurait connu une fluidité notable à Kinshasa.

         A l’époque, des maisons répertoriées sur le tracé de ce boulevard avaient été marquées d’une croix rouge, dans la perspective de leur démolition et de l’indemnisation de leurs propriétaires.

KIMP

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