Nicolas Kazadi : la RDC présente une faible balance en matière d’endettement

0
66

Dans le cadre du programme instauré par le gouvernement Sama Lukonde d’exposer ses réalisations au public en vue d’assurer la transparence de la gestion, hier c’était le tour du ministre des Finances Nicolas Kazadi, d’éclairer l’opinion sur les contours de l’accord RDC-FMI, avec à l’affiche 1,5 milliard USD à accorder au pays de Félix Tshisekedi. Comme d’habitude, l’argentier national était introduit par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

D’entrée de jeu, Nicolas Kazadi a expliqué les raisons ayant justifié la volonté du Chef de l’Etat de renouer avec le FMI au lendemain de son accession au pouvoir, en janvier 2019. C’était dans le souci d’instaurer la transparence dans la gestion de l’État en conformant aux normes internationales en la matière que Félix Antoine Tshisekedi avait sollicité la reprise de la coopération, a-t-il déclaré.

Cet engagement du Président de la République s’affirme à travers la lutte sans merci contre la corruption ainsi que d’autres antivaleurs qui font perdre à l’Etat les ressources nécessaires pour la réalisation de son programme d’action.

            A la question de savoir  à quels secteurs concrètement l’argent promis par le FMI (1,5 milliards USD) sera affecté, le ministre des Finances a  tenu à rappeler que la vocation du FMI n’est pas de financer des projets, mais plutôt la stabilisation du cadre macro-économique. Une fois ce pari gagné, la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement et d’autres bailleurs de fonds bilatéraux viennent en appui pour financer divers projets de développement suivant les besoins du pays.

            Concernant la dette, il a fait remarquer que la République Démocratique du Congo présente une très faible balance d’endettement en Afrique, alors que d’autres pays se trouvent au-delà de 70%. Conséquence : la RDC a la possibilité de s’endetter, alors utilement, et affecter les fonds obtenus aux divers projets d’investissement en vue de leur fructification.

            D’autres questions lui ont été  également posées. C’est le cas des arriérés de salaires qui se multiplient à travers le pays. Il a reconnu le fait en indiquant que ça relève du passif pour lequel le gouvernement de l’Union Sacrée est en train de déployer des efforts en vue de leur apurement. Par exemple : l’équipe de la riposte contre le Covid-19 accusait 8 mois d’arriérés. Mais, on est en train de payer deux fois le mois pour régulariser la situation.

            Nicolas Kazadi s’est montré optimiste pour l’avenir, avec la volonté du Chef de l’Etat d’imprimer une nouvelle gouvernance axée sur les résultats, à travers une lutte acharnée contre la corruption.

Dom

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •