Ngiri-Ngiri paralysé hier par la grève des transporteurs

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La journée d’hier lundi 12 juillet 2021 a été marquée par une grève spontanée des transporteurs dans la ville de Kinshasa. Laquelle a pris tout le monde à contre-pied : élèves, étudiants, enseignants, fonctionnaires, commerçants, journalistes, etc. Ces derniers s’étaient retrouvés sans moyen de transport en commun. C’est un jour fatidique que les médecins avaient choisi pour  entrer  en action, et curieusement  c’est le même jour que les transporteurs ont séché dans les artères.

            Contre toute attente, les principales artères, Elengesa, Gambela, Shaba et Assossa étaient orphelines des bus dont le « Transco ». Le climat a été caractérisé par une ambiance inhabituelle de manque de transport en commun, empêchant les populations environnantes de se mouvoir.

            Les différents arrêts de bus se bombaient au fur et à mesure que les populations environnantes se réveillaient pour constater  le manque des bus et autres moyens de transport en commun.   

            Dans d’autres coins de la capitale, l’on apprenait, à travers les réseaux sociaux que la tension était très tendue, notamment à By-pass vers le rond-point Ngaba.        

            A l’arrêt de la société de bus « Transco », situé sur avenue « Yolo » qui assure la ligne : Ngiri-Ngiri- Boulevard du 30 juin, le 1er  bus était déjà arrivé, tôt le matin  pour convoyer  les premiers passagers à bord.  Ce bus de transport en commun a risqué d’être la cible des jeunes gens qui grouillaient cette artère, dans l’objectif d’empêcher les véhiculer à circuler. Il aurait fallu croiser les doigts en implorant la miséricorde divine pour que le pire n’arrive sur cet engin, à utilité publique.

Les mamans qui se réveillent dans les premières heures pour aller s’approvisionner en denrées de première nécessité au marché Gambela ont été contraintes de prendre la « ligne 11 ».  Les fonctionnaires pressés, écoliers, finalistes, étudiants et autres ont finalement décidé de suivre ces mamans pour vaquer, chacun à ses occupations quotidiennes. 

Même les « Wewa » ont été contraints de circuler sans passagers à bord pour ne pas attirer le courroux des « grévistes » qui semblaient prêts à tout.

            Il y a lieu de rappeler qu’à l’arrivée des éléments de la police nationale autour de 8 heures que ces artères commençaient à se dégager petit-à-petit. Cela a été renforcé par les jeeps de la patrouille qui pourchassaient les jeunes gens  qui s’étaient adonnés à paralyser délibérément les voies publiques. Et bon nombre a été happé par la police qui les pourchasser jusque dans les parcelles où ils fuyaient pour se cacher. 

            Par ailleurs, les bus Transco pour avoir échappé au courroux des « grévistes » n’étaient plus revenus pour assurer le transport en commun.

Jean-René Ekofo   

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