Mort d’une fille à Kintambo : sa famille réclame 2 millions USD

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Une année après la mort de sa fille, Jolie Batusuala, âgée d’environ 22 ans, le 29 novembre 2014 dans un débit de boissons, dans la commune de Kintambo, sur l’avenue Boboliko, Madiasi Basile, père de la victime et sa tente maternelle, Mayiza Luhanu, ont porté plainte contre les présumés auteurs du décès et exigent des dommages et intérêts de 2 millions de dollars américains.

Complicité, assassinat, usurpation de pouvoir : telles sont les infractions retenues à charge de Matadi Batena Thérèse, Nyanono Fabiola, Makeluka Kola Fidèle et Kalalo Héritier. En clair, ils sont poursuivis d’avoir organisé l’assassinat de Jolie Batusuala, dans une terrasse à  Kintambo, lieu de travail de la défunte. Ils avaient donné l’impression que la victime était morte à l’hôpital de Kintambo afin de se soustraire de toute poursuite juridiciaire, alors que le registre de l’hôpital de référence de Kintambo renseigne clairement que la victime était amenée déjà morte.

Ce sont des agents de cet hôpital qui avaient alerté la police parce que le corps de la victime présentait des signes bizarres.  Selon les mêmes avocats-conseils, l’intention coupable est établie parce que le procès-verbal de constat de l’officier de police judiciaire fait état d’une jeune fille sur un brancard,en position dorsale, avec une jupe de couleur noire et un tricot, la tête gonflée, la mousse mélangée au sang qui sortait du nez, signe de coups de fouet sur son dos qui prouve à l’œil nu que la personne avait été tabassée.

L’audience publique de cette cause inscrite sous le RP 23.309 est passée hier lundi 18 mai 2015. Le jugement avant dire droit sur les exceptions liées à l’obscurité de libellé et au défaut de qualité soulevées par la défense va intervenir dans une semaine.

En ce qui concerne le préalable lié à l’obscurité de libellé, les avocats des cités ont estimé que l’exploit introductif d’instance est inintelligible, dans la mesure où les dispositions de l’article 57 du code de procédure pénale ne sont pas respectées. Cette disposition exige que la date et le lieu de la commission des faits reprochés au prévenu soient indiqués. Dans le cas d’espèce, la citation directe introduite par les parties civiles n’a pas indiqué les faits infractionnels reprochés aux cités. Les mêmes avocats ont relevé qu’il y a défaut de qualité dans le chef des personnes qui ont saisi le tribunal.

         D’où cette action doit être déclarée non fondée pour inexistante de personnalité juridique. La famille, en droit, ne peut pas saisir la justice parce qu’elle n’a pas de personnalité juridique. C’est une institution sociologique. Etant donné que le père de la victime a agi en représentation et non individuellement, l’action doit être rejetée.

         Le ministère public, pour sa part, a estimé que l’exploit est intelligible et clair. Selon l’organe de la loi, les dispositions de l’article 57 du code de procédure pénale ne sont pas violées parce que les éléments exigés font foi.

         Bref rappel

 

         Il s’agit dans la présente cause du présumé assassinat d’une d’une jeune fille, connue sous le nom de Jolie Batusuala. Elle aurait été assassinée, selon les avocats-conseils de sa famille, en date du 29 novembre 2014, dans un débit de boissons. Elle y avait travaillé pendant deux mois. Sa patronne, Matadi Batena Thérèse, première citée dans la présente cause, lui aurait demandé de commencer à passer la nuit sur place, lieu de la commission du présumé crime.

         A cette date, la victime avait passé la nuit avec la sœur de sa patronne, Nyanono Fabiola, deuxième citée.

         Il y a lieu de préciser que devant l’OPJ verbalisant, tous les cités avaient clamé leur innocence. Selon eux , la victime aurait été «fouettée» par des esprits, dans son sommeil… Elle aurait poussé des cris pendant longtemps avant de perdre connaissance, d’où son transfert à l’hôpital où elle était décédée.   Murka

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