La Monusco dans la psychose du 19 décembre

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monuscoLes questions liées à la situation politique et sécuritaire qui prévaut en République Démocratique du Congo à la veille de la redoutable date du 19 décembre 2016 étaient au cœur de la conférence de presse des Nations Unies du mercredi 14 décembre 2016, tenue au quartier général de la Monusco, dans la commune de Gombe.
Questionné sur les dispositions préventives prises par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme afin d’encadrer les populations et éviter des cas de violences, José Maria Aranaz, directeur du BCNUDH, a indiqué que s’agissant des droits de l’homme, il partageait avec les Congolais la psychose de la date du 19 décembre et la possibilité de violences, soit du côté des agents étatiques, soit de celui des manifestants. Il a fait savoir que des équipes sont prêtes pour documenter les auteurs des violences et les dénoncer.
 
          «Nous avons renforcé notre présence surtout à Kinshasa, à Goma et à Lubumbashi. On a rappelé aux agents étatiques d’avoir une bonne conduite par rapport aux manifestations de la population. Et nous sommes prêts à documenter la violence de quelque côté que ce soit », a affirmé le directeur du BCNUDH. 
          La Monusco serait-elle prête à offrir à nouveau ses bons offices au cas où le président Kabila ne quittait pas le pouvoir à la fin de son mandat, le 19 décembre 2016 au grand du Rassemblement qui exige son départ à cette date ? Ce, après avoir soutenu un dialogue dont les conclusions n’auraient pas mené à la satisfaction de toute la classe politique congolaise ?
          A cette question, le Coordonnateur de la Division de l’Information publique et porte-parole par intérim de la MONUSCO, Théophane Kinda, a expliqué que les Nations Unies pensent que les négociations en cours, les discussions en cours, facilitées par la CENCO au Centre Interdiocésain pourront porter leurs fruits et que l’ensemble des acteurs au niveau politique, pourront dégager un consensus qui va sortir la RDC de l’impasse dans laquelle elle se trouve.
         
          «Pour la MONUSCO, vous savez que les discussions que nous soutenons, nous l’avons toujours fait par le passé, que ce soit la facilitation menée par l’Union Africaine, représentée par Edem Kodjo. Nous avons toujours dit que c’est le dialogue qui doit prévaloir. Nous devons discuter. Et en dehors du dialogue, il n’y a pas d’autres issues. Donc, nous espérons qu’à l’issue des négociations qui sont en cours au Centre Interdiocésain, il y aura un accord qui va éviter de faire ce que nous sommes en train de faire, de faire des hypothèses : si ceci ne se fait pas, etc., donc, nous avons foi et nous espérons que des solutions pourront sortir de ce dialogue en cours avec la CENCO », a-t-il soutenu.
Myriam Iragi
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