«La Monusco n’a pas mandat de commenter le choix de la CENI»

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Après la dernière déclaration de la représentante des États Unis d’Amérique aux Nations Unies fustigeant le recours de la machine à voter par la Commission électorale nationale indépendante pour l’organisation des élections le 23 décembre 2018 en RDC, les
inquiétudes sur le bien-fondé de cet outil se amplifiées au sein de la classe politique congolaise.

Appelée à émettre son avis sur la question,  la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) s’est refusée à tout commentaire à ce sujet.

Florence Marshal, porte – parole de la Monusco a indiqué hier mercredi 14 février lors du point de presse hebdomadaire des Nations Unies que le choix à opérer dans la manière dont le processus électoral doit être menée relève des prérogatives de la Centrale
électorale et non de la Monusco.

Le mandat de la Monusco, conformément à la Résolution 2348 des Nations Unies, a soutenu Florence Marshal, est d’accompagner la Ceni sur le plan logistique pour la mise en oeuvre intégrale du calendrier électoral en vue de la tenue des élections à la date du 23 décembre prochain.

« L’organisation des élections, qu’il s’agisse des opérations de révision  du fichier électoral qui sont en train d’être clôturées ou de la tenue des scrutins, relève des autorités congolaises et de la Ceni. La Monusco n’a pas à commenter le  choix de la Ceni. C’est elle
qui organise les élections de la manière dont elle souhaite le faire.

En revanche, la Monusco reste engagée à accompagner la Ceni en lui
apportant un soutien logistique et un appui technique lors du
déploiement du matériel électoral sur le terrain, comme cela nous est
demandé par la Résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations
Unies. On nous demande d’apporter un soutien logistique à la Ceni, pas
de commenter les choix de la Ceni»,  a affirmé la porte – parole de la
Monusco.
Selon Florence Marshal, Nikkie Haley a émis l’avis de son pays qui
est un État membre au cours d’une réunion informelle appelée par les
USA afin de discuter du processus électoral en cours en RDC. Cela
témoigne, à  son avis,  de l’importance de ce processus pour les
Nations Unies et de la volonté commune des États membres pour la tenue
des élections apaisées conformément au calendrier électoral.
Elle a saisi cette occasion pour annoncer le début des préparatifs de
la Mission  pour le déploiement des matériels dans 84 centres et 130
antennes dans le pays pour les prochaines opérations électorales.
Myriam Iragi

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