Moïse Katumbi retrouve son passeport biométrique

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Les choses vont vite et très vite ! Trente jours après son entrée en fonction, le chef de l’Etat ne cesse de poser des actes significatifs sur le plan politique. Il y va avec sagesse et fermeté, dans le but de répondre aux sollicitations de ses compatriotes et des partenaires extérieurs qui sont déterminés à accompagner les populations congolaises dans la reconstruction du pays ainsi que de la consolidation de la paix et la sécurité.

                  Profitant du dernier jour de sa visite officielle en Namibie, Félix Tshisekedi a choisi annoncer à la face du monde trois décisions. La première concerne la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes, au lendemain des décisions arrêtées par le Département d’Etat américain condamnant cinq hautes personnalités de corruption sans le dossier sulfureux de la Commission Electorale Nationale Indépendante. La deuxième mesure, toujours annoncée depuis Windhoek avait trait à la remise en liberté des tous les prisonniers politiques et d’opinion. Certains pourront bénéficier des mesures d’amnistie générale et d’autres de la révision des procédures pénales à leur encontre. En troisième lieu et toujours à l’écoute des populations congolaises, le chef de l’Etat a annoncé la désignation dans les prochains jours d’un informateur chargé d’identifier une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale en vue d’accélérer la mise en place du nouveau gouvernement de la République.   

Décrispation politique

                  Joignant la parole aux actes, le chef de l’Etat a tenu à répondre à l’une des recommandations prises lors des négociations politiques du Centre Interdiocésain concernant le cas de certaines personnalités emblématiques. On rappelle que les acteurs sociopolitiques, présents lors de ces rencontres, avaient établi une liste de nos compatriotes contraints à l’exil ou jetés en prison pour des motifs extrajudiciaires. C’est le cas de Moïse Katumbi Katumbi Chapwe, qui vient de passer trois ans en exil forcé en Europe, Etats-Unis et certains pays africains. On rappelle à ce sujet les multiples et ignobles péripéties de l’acharnement à son encontre, caractérisées par des condamnations à des peines privatives de liberté, sans avoir été entendu ni présenté ses moyens de défense, comme l’exigent les différents instruments juridiques  internationaux auxquels a souscrit la RDC tout comme les principes du Code de la procédure pénale congolaise.

                  C’est en exécution de l’une des recommandations convenues au Centre Interdiocésain que le Chef de l’Etat a recouru pour permettre à Moïse Katumbi Chapwe d’entamer les formalités d’octroi de passeport biométrique congolais à l’ambassade du  Congo de Bruxelles. Toutes ces démarches auprès services consulaires ont bénéficié de cette instruction formelle du chef de l’Etat qui s’inscrit dans cadre de la décrispation politique annoncée. Ce qui permettra à notre compatriote de revenir sans conditions au pays de ses ancêtres.                  

                                                     F.M.

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