Mme Obiageli dévoile les trois piliersde la nouvelle stratégie de la BM pour l’Afrique

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  Eclairer l’opinion africaine sur les principales articulations de la nouvelle stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique, en vue d’une meilleure compréhension de la perception de cette institution de Bretton Woods et échanger avec les médias africains sur cette nouvelle approche et sur les problèmes de développement du continent, aux fins de recueillir leurs avis, et susciter une meilleure appropriation de son plan d’action par les communautés locales, tel est l’exercice auquel Mme Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, s’est livrée hier dans l’avant-midi, au siège de Washington. C’était par le biais d’une vidéo-conférence tenue à partir de Washington et qui mettait en relais tous les bureaux de représentation de la Banque mondiale sur le continent.

 

 A Kinshasa, les représentants des médias congolais ont pris part à cette réunion en présence de Mme Marie Françoise Marie-Nelly, la directrice des opérations pour la RDC et la république du Congo, assistée de Mme Louise Engulu Mekonda, responsable du service de communication.
 D’entrée de jeu, la vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique a évoqué les étapes de la conception de cette stratégie qui a démarré avec un processus de consultations élargies en Afrique et dans le monde. Ont été associés à ce grand travail, des partenaires au développement, des représentants de la société civile et des communautés locales bénéficiaires, des gouvernements, mais aussi des économistes et autres techniciens de développement, ainsi que des agences d’exécution de ses projets.
 La moisson, on s’en rend compte, a été abondante et le travail de traitement de toutes ces données, a été fastidieux. Et c’est avec tous ces « matériaux », comme il faudrait le souligner, que la Banque mondiale vient de bâtir sa nouvelle stratégie sur trois piliers principaux, à savoir « compétitivité et emploi », « vulnérabilité et résilience » et «  gouvernance et renforcement des capacités du secteur public ».
 Le document élaboré à cet effet, tient compte des leçons du passé tirées par la Banque mondiale, des performances réalisées par les économies africaines au cours de la décennie, et surtout des défis qu’il faut vite relever pour permettre au continent de jouer son véritable rôle et de réussir enfin, le pari de son développement.
 Mme Obiageli Ezekwesili reste convaincue que pour la mise en œuvre de cette stratégie, la Banque mondiale va travailler de pair avec l’Union africaine et la Banque africaine de développement, et devra s’intéresser à l’intégration économique et maintenir un dialogue productif avec les citoyens qui aspirent à tirer profit des retombées des performances économiques. Une façon de donner la parole aux communautés locales qui sont les bénéficiaires de ses projets, pour une meilleure appropriation et un suivi-évaluation.
 Le Phare s’est alors interrogé de savoir quelle est la stratégie de la Banque mondiale pour appuyer les aspirations légitimes des populations africaines à asseoir la démocratie, lutter contre la corruption et renforcer la bonne gouvernance ? Et donc pour prévenir les événements sociaux qui ébranlent les régimes politiques des pays du Maghreb et du Moyen Orient ?       
 Pour la vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, il y a le problème de leadership. Son institution entend aider à améliorer la qualité de ce leadership, notamment avec le renforcement des capacités du secteur public, l’appui aux organisations de lutte contre la corruption et l’accès à l’information. Comment comprendre que dans certains pays où l’on a enregistré un taux de croissance élevé, qu’il n’y ait pas de retombés pour les populations ? s’est-elle demandé, avant de stigmatiser la violence politique dans certains pays africains.
 Comment s’assurer que les gouvernements puissent gérer leurs secteurs miniers et pétroliers et faire bénéficier les dividendes à leurs populations, en termes de création d’emplois, de lutte contre la pauvreté et d’amélioration de leurs conditions de vie ?
 Pour Mme Obiageli, avec toutes ses potentialités, l’Afrique devrait être un continent producteur au lieu d’être un continent consommateur. Elle a indiqué à ce sujet, que la stratégie de la Banque mondiale arrive à point nommé. Car elle permet de mettre plus l’accent sur la création d’emplois des jeunes, et de suivre la mise en œuvre des réformes dans tous les domaines. Cela évitera de tomber dans le syndrome hollandais.
 A la question de savoir la place de la femme dans la nouvelle stratégie, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique a indiqué que la femme joue un rôle important. C’est elle qui déploie des activités économiques, nourrit la famille en plus des tâches d’encadrement des enfants. Son institution a axé sa stratégie sur l’éducation de la femme et sur l’appui de ses projets. Car, cela permet de lutter contre la pauvreté et  la mortalité maternelle et infantile. Elle peut aider à ralentir la forte croissance démographique en Afrique.
 Comment concilier les stratégies économiques nationales avec celles de la Banque mondiale ? A cette question, la vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique a fait remarquer que son institution s’appuie sur les stratégies nationales pour élaborer son programme d’action.
 Quant à savoir comment la Banque mondiale entend aider le secteur privé qui emploit plus de travailleurs, à se développer, Mme Obiageli note que la première solution revient aux gouvernements qui doivent mettre en place un climat des affaires qui puisse favoriser des investissements. La Banque mondiale développe plusieurs projets  dans ce domaine.
 J.R.T.  

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