Mise en garde sévère de 11 membres du Congrès américain à Paul Kagame

0
62

Pas de dialogue constructif entre Kinshasa et Kigali tant que le Rwanda continuera à soutenir la soit disant mutinerie du M23. Cette prise de position émane d’un groupe de onze membres du Congrès américain dans une lettre adressée au président Paul KAGAME du Rwanda en date du 5 août et qui a comme élément déterminant d’introduire des plaintes à charge de ce pays devant des organisations internationales de la trempe de la Banque Mondiale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour des sanctions adéquates en rapport avec l’énormité des atrocités perpétrées par ces éléments rwandais du M23 sur les populations civiles non armées congolaises de l’Est. Ils saluent à ce sujet les actions prises par le Département d’Etat et surtout la suspension de l’assistance militaire au Rwanda.

  L’un des signataires de cette lettre est un véritable poids lourd. Il s’agit du sénateur Howard BERMAN, le plus ancien démocrate du Congrès américain. A son actif, l’on note que durant son mandat il a négocié 50 milliards des dollars Us pour la ré-autorisation du financement des progrès d’aide aux malades atteints par le VIH/Sida à travers le Monde. En plus, il a joué un rôle très remarquable pour la libération de Nelson MANDELA et d’autres leaders politiques de renommée internationale. Il est particulièrement connu pour sa capacité à former des coalitions bipartites dont entre autres celle ayant abouti à la loi autorisant l’embargo sur les nations qui soutiennent le terrorisme.
 Cette prise de position de ces onze membres du Congrès américain rejoint et renforce l’engagement claironné haut et fort par toutes les confessions religieuses congolaises, toutes tendances confondues, d’interdire au gouvernement de la RDC de ne plus jamais engager une quelconque négociation avec Kigali et surtout pas avec le nébuleux M23 tant que cet Etat n’aura pas mis fin à ses appuis à ce mouvement aujourd’hui considéré, par une résolution du Sommet des Chefs d’Etat et des Gouvernements tenu récemment à Addis-Abeba et par toute la communauté internationale, comme faisant partie des forces négatives, au même titre que les organisations terroristes du Moyen-Orient, d’Asie et d’ailleurs.

Des preuves irréfutables de l’implication du Rwanda  


 Ces onze membres du Congrès américain lancent un avertissement sévère au gouvernement du Rwanda de cesser immédiatement tout appui de quelque nature que ce soit à « ce mouvement terroriste » du M23. Pour cela, ils s’appuient sur le rapport des experts des Nations Unies bien documenté et ceux des témoins oculaires impartiaux. Ils rejettent sans ménagement les dénégations de Kigali, car non fondées, fantaisistes et mensongères. Et pour se faire bien comprendre, ces onze membres du Congrès américain rappellent que toute action qui viole le droit international, notamment les actes de violence gratuite sont de nature à contrecarrer les progrès et de ce fait, ils sont inacceptables et autodestructifs.

Doute sérieux sur la force internationale neutre 


 Tout en se déclarant heureux de l’accord conclu au Sommet d’Addis Abeba, les onze membres du Congrès émettent des doutes sérieux sur l’effectivité de cette force internationale neutre qui ne pourra pas résoudre les véritables problèmes qui se posent à ce jour dans cette sous région des Grands Lacs.
 Ces onze membres du Congrès américain sont convaincus que des efforts considérables devraient être fournis sur trois axes principaux. Notamment le respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, la prise en charge des préoccupations légitimes relatives à la sécurité de tous les groupes ethniques habitant dans les territoires de l’Est du Congo. En troisième lieu, les congressistes américains tiennent à voir la facilitation et l’amélioration des activités économiques entre tous les Etats de cette sous-région. Notamment la transparence et la régulation du secteur des ressources minières, la réforme agraire et le droit de propriété.

Mise en garde sévère 


 Tout en saluant le partenariat entre le Rwanda et les USA en matière des questions de  sécurité dans la région des Grands Lacs, ces membres du Congrès souhaitent un dialogue fructueux entre les deux Etats pour aboutir à une feuille de route pour installer la stabilité et la sécurité entre toutes les communautés ethniques. Autrement dit, ils avertissent Kigali que tout soutien de sa part au M23, serait de nature à mettre en péril ce partenariat.
 Comme quoi, Paul KAGAME et son régime se trouvent dans des sales draps. Preuve s’il en faut une que les rapports des experts des Nations Unies, de HUMAN RIGTH WATCH et de la MONUSCO ainsi que des correspondants des médias périphériques les cloués au pilori et ont été pris au sérieux, surtout que les atrocités de leurs militaires déguisés en M23 ont énervé tous les hommes de bonne volonté. Cette lettre est à prendre au sérieux, car outre les avertissements de M. Stephen RAPP, directeur du Bureau des crimes du Gouvernement américain, ancien procureur près le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et du Tribunal Pénal Spécial sur la Sierra Léone, il y a deux jours Mme Hilary CLINTON, Secrétaire d’Etat, venait de lancer un autre avertissement à Kigali pour cesser ses appuis à ce mouvement terroriste. 

               F.M.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*