Mines et pétrole : pillage organisé !

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La visite du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, dans l’ex-Katanga, la semaine dernière, marquée par sa ferme détermination de renégocier les contrats miniers, afin que le Congo et les Congolais retrouvent la voie de la prospérité, perdue voici des décennies, continue de secouer le microcosme national. Le constat amer du numéro un congolais sur le pillage organisé des ressources du sous-sol national par des prédateurs étrangers, le plus souvent en complicité avec des filles et fils du pays, survient comme un éveil de conscience.

            Pendant que le Président du Conseil d’Administration de la Gécamines, Albert Yuma, essaie de distraire l’opinion avec de vraies-fausses révélations sur les contrats léonins ayant hypothéqué le sous-sol national pour des broutilles et sa prétendue contribution à la campagne de revisitation des contrats miniers au bénéfice du Congo et des Congolais, des millions de compatriotes préfèrent faire confiance au Chef de l’Etat, dont le ferme engagement à faire bouger les lignes constitue l’amorce d’une nouvelle ère pour l’exploitation des mines en RDC.

            Ceux qui se livraient au coulage des milliards de dollars générés par l’exploitation du cuivre, du cobalt, du coltan, du diamant, de l’or et autre cassitérite savent désormais les contrats miniers vont se renégocier sous le sceau des partenariats gagnant-gagnant.

            Mais que l’on se focalise sur le pillage des mines, la RDC est en train d’être saignée à blanc, également, par des partenaires véreux ayant fait main basse sur ses blocs pétroliers, non seulement au Nord-Kivu, au niveau du Lac Albert, mais également au sud du pays, dans la province du Kongo Central, sur la côte de l’Océan Atlantique.

            Comme par hasard, un même prédateur se retrouve aussi bien sur les fronts miniers que pétroliers, nous avons cité Dan Getler, cet homme d’affaires israélien fiché par l’administration américaine et banni des transactions commerciales avec les USA et leur monnaie, le dollar. Lorsque l’on écoute attentivement les révélations de Bilomba, conseiller principal au Collège économique et financier du Président de la République, on ne peut que s’indigner de l’étendue du gâchis financier dont est victime le Grand Congo dans le secteur du pétrole.

Comme c’est le cas du côté des mines, les hydrocarbures congolais propulsent, sur la scène internationale, des investisseurs arrivés les poches vides en RDC mais qui pèsent aujourd’hui des milliards de dollars. Paradoxalement, le pays et ses citoyens continuent de vivre dans la précarité, tendant régulièrement la main aux bailleurs de fonds étranger pour survivre.

            L’écrasante majorité de compatriotes souhaitent que la volonté du Chef de l’Etat de renégocier les contrats miniers en mode gagnant-gagnant s’étende au secteur des hydrocarbures, de manière à permettre au pays et à ses habitants de vivre correctement des dividendes du pétrole. La prospection, l’évaluation et la certification de nos gisements aussi bien pétroliers que miniers s’imposent en urgence, afin de garantir des lendemains meilleurs pour tous.

                                   Kimp

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