Mgr Muyengo : «La légitimité des dirigeants tient aussi à la sauvegarde des frontières des pays»

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 Répondant au mot d’ordre de la Conférence Episcopale du Congo (Cenco), les  catholiques établis à Tshangu     ont effectué hier mercredi 1er août 2012 la marche de colère   pour exprimer leur désapprobation aux parrains de  la guerre de l’Est.
  Le doyenné Sainte Thérèse (une quinzaine des paroisses de Tshangu) et qui abrite  la  paroisse Sainte Thérèse à Ndjili a été le point de chute des manifestants.
« Non au pillage de nos ressources, levons-nous et marchons. Non à la balkanisation de la RDC… », pouvait-on lire dans les calicots tenus par les pèlerins.
 L’autre temps fort de cette journée a été la célébration du culte à la paroisse Sainte Thérèse.

L’entrée en matière terminée, Mgr Sébastien Muyengo a pris la parole pour dire que cette fois ci, les congolais ont parlé d’un même langage. La preuve est que les forces de l’ordre ont été correctes envers les manifestants.  La  marche des chrétiens est en réalité un pèlerinage. C’est à la fois une démarche apolitique et en même temps politique. Ceci dans la mesure où les chrétiens élèvent leurs voix pour dire non à la balkanisation de la RDC.
 Commentant  l’Evangile du jour, ce prince de l’Eglise catholique a comparé notre pays à Israël. Qui a eu maille  à partir avec ses voisins. De nos jours, Israël continue de se battre pour assurer l’intégrité de son territoire. Notre message d’aujourd’hui s’adresse à la Communauté internationale, à nos voisins, aux dirigeants de ce pays, au peuple congolais.

        Vérités.

 «Ya Seba, le mot est du curé hôte » a fait observer que les grandes puissances ont contribué d’une manière ou d’une autre à la création du Kossovo, du Sud Soudan… Nous demandons à ces pays nantis de ne pas diviser notre pays.
 Pourquoi les USA doivent passer par le Rwanda pour avoir nos ressources naturelles ?
N’est-ce pas que jadis l’Amérique était un allié fidèle du Congo Kinshasa ? s’est-il écrié.
  L’autorité politique doit protéger son peuple
La légitimité des dirigeants tient aussi à la sauvegarde de l’intégrité territoriale des pays dont ils sont aux commandes.
 Rwandais et Ougandais doivent avoir à l’esprit que nous n’accepterons pas la division de notre pays. Mais voulons vivre en paix avec eux, a-t-il conclu.


                                                   Jean-Pierre Nkutu  

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