Meurtre de l’AG de Vijana :le ministère public requiert 10 ans de prison contre Dolly Makambo

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Le ministère public a sollicité, dans son réquisitoire présenté hier
lundi 18 novembre 2019 devant la Haute Cour Militaire, 10 ans de
servitude pénale principale pour le prévenu Dolly Makambo, ministre
provincial de l’Intérieur pour la ville de Kinshasa, pour incitation
des agents de l’ordre à commettre les actes contraires à la loi ou à
la discipline, et 5 ans pour participation à la torture.

Quant au prévenu Bakajuraki Kavusa Semey, alias Paluku, député
honoraire, il a demandé qu’il soit condamné à 10 ans de servitude
pénale principale pour incitation des agents de l’ordre à commettre
les actes contraire à la loi ou à la discipline, 10 ans de servitude
pénale principale pour meurtre et  5 ans pour participation à la
torture.

        S’agissant du prévenu Serge Antonio Kamanda, le chauffeur de Dolly
Makambo, l’officier du ministère public a demandé à la Haute Cour
Militaire de le condamner à la peine capitale comme co-auteur du
meurtre de l’Administrateur gérant du Centre de Santé Vijana, 10 ans
pour participation à la torture et 5 ans pour arrestation arbitraire.
        Enfin, pour le prévenu Gaétan Ekawa, alias Ekanga Nyama en fuite,
garde du corps du ministre provincial de l’intérieur Dolly Makambo,
l’organe de la loi a requis la peine capitale contre lui pour
participation au meurtre et auteur, sa condamnation à perpétuité pour
torture et enfin, de faire l’application de l’Article 7 du Code
militaire.
Le cinquième prévenu, Akilimani Jacques, que le ministère public a
qualifié de « capitaine de l’équipe », il a été demandé aussi sa
condamnation à la peine capitale pour participation au meurtre ainsi
que sa condamnation à perpétuité pour torture et arrestation
arbitraire.
        L’officier du ministère public a bouclé son réquisitoire en
s’alignant sur la position des avocats des parties civiles qui ont
sollicité de la Haute Cour Militaire des dommages et intérêts de
l’ordre de 100 millions dollars américains à charge de la ville de
Kinshasa et de l’Etat congolais, considérés comme civilement
responsables des prévenus.
La réplique de la défense

        Pour la défense, le ministère public n’a pas réussi à mettre la main
sur le prévenu Gaétan Ekawa, alias Ekanga Nyama, le tueur et garde du
corps de Dolly Makambo. Or, il est le seul capable d’éclairer la
lanterne de cette juridiction sur ce qui s’est réellement passé en
date du 30 octobre 2019 dans la concession du Centre de Santé Vijana.
Bref, il y a un flou et rien ne prouve que le ministre provincial de
l’Intérieur serait à la base de l’incitation des militaires à
commettre des actes contraires à la loi ou à la discipline.
        En ce qui concerne le prévenu Kamanda, l’affirmation de l’organe de
la loi selon laquelle il habite en diagonale de la résidence de Dolly
Makambo est fausse. Quant à la peine capitale requise contre le
précité, la défense estime que le ministère public ne peut pas se
baser sur le principe de la théorie des liens d’autant plus que le
prévenu Makambo avait déclaré qu’en date du 30 octobre 2019, en
voulant quitter sa maison, il avait constaté que sa jeep de suite n’y
était pas. Et, il avait fini par prendre un autre véhicule pour se
déplacer.
La suite de la plaidoirie de la défense est prévue ce mardi 19
novembre à 9 heures.
            Dorcas NSOMUE

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