Message du Chef de l’Etat à la Nation : «Je veux un Congo où il n’y a qu’un camp, le camp des Congolais unis …»

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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a créé une petite surprise hier dimanche 08 septembre 2019 en adressant un message à la Nation. C’était, croit-on savoir, dans la foulée de l’investiture du nouveau gouvernement de la République, intervenue le vendredi 06 septembre.

L’essentiel de sa brève communication s’est articulée autour du changement, qu’il pense devoir être l’affaire de tous. Il a, à titre de rappel, relevé que depuis sa victoire électorale du 31 décembre 2018 dans les urnes, et son investiture, le 24 juin 2019, il n’a cessé de se sentir interpellé par le testament de son père, Etienne Tshisekedi, repris en boucle par ses concitoyens, à savoir « Félix, Papa alobaki, le peuple d’abord ! ».

Le Président de la République a tenu à souligner que les défis et problèmes auxquels il doit faire face son immenses et multiples. Son souci permanent est que les choses, que les Congolais changent de mode vie, en bien.

C’est pour donner les premiers signaux du changement, a-t-il indiqué, qu’il a lancé le programme de 100 jours consacré à la réhabilitation et à la modernisation des infrastructures de base, avec les moyens disponibles. Il a refusé, selon lui, de se comporter en spectateur passif, face à la soif de changement immédiat observée chez tous ceux qui avaient voté pour le changement de gouvernance au sommet de l’Etat.

Dans son esprit, les premiers chantiers ouverts à Kinshasa comme en provinces visaient le soulagement, tant soit peu, du Congolais en matière de transport, de santé, d’éducation, d’évacuation des produits agricoles, de desserte en électricité et en eau potable, etc. C’était, a-t-il répété, pour exprimer sa volonté de trouver des solutions urgentes, en attendant celles durables, en faveur des populations de nos villes et de nos campagnes. Le grand changement, a martelé Félix Antoine Tshisekedi, est possible, si tout le monde adopte une attitude responsable face aux défis qui se présentent à nous.

« Nous devons changer et incarner le changement partout où nous sommes, pour que le pays évolue. N’attendons pas pour changer ce pays. N’attendons pas pour prendre des décisions qui vont améliorer le quotidien de chacun, aussi petit soit l’impact de l’action que vous pouvez prendre. Elle reste importante pour atteindre l’objectif : le changement… ».

Le Président de la République a interpellé aussi les ministres et autres gestionnaires des affaires publiques, les exhortant à afficher des comportements responsables, à faire preuve de compétence et, surtout, à se mettre exclusivement au service de leurs compatriotes. Dans son rêve d’un Congo nouveau et meilleur, son grand souci est que tous les Congolais aient accès à la santé, à l’éducation, qu’il n’y ait plus d’enfant de la rue, de femme violée, etc.

Son autre grand rêve est celui d’un Congo avec un seul camp, celui des « Congolais unis et fiers de leur riche diversité…d’un Congo debout, des travailleurs, des gardiens de la loi ». Les divisions politiques, tribales, religieuses et autres devraient, à son avis, appartenir au passé.

                                                                                                                                       Kimp

Frères et soeurs congolais,

Lorsque je suis arrivé au pouvoir, le pays était dans une situation de crise. A la suite d’une longue période d’instabilité politique et d’incertitude, l’élection présidentielle qui a consacré notre victoire, votre victoire, continue de susciter beaucoup d’espoirs partout dans notre pays et même au délà de nos frontières. Le jour de mon investiture, je vous ai bien entendu me rappeler «Félix papa alobaki le peuple d’abord». Les défis de notre pays sont immenses. Les problèmes sont multiples, mais il n’est pas impossoble d’y rémédier et de commencer ainsi à changer les choses, à changer notre mode de vie en société. Pour engager le changement dans le contexte politique particulier de la période après l’investiture, nous avons commencé à travailler avec les moyens à notre disposition. Pourquoi? Parce que face au désir ardent de changement immédiat qui traverse  notre pays, nous avions décidé de ne pas croiser les bras et rester en spectaeurs passifs parce que quand on veut changer les choses, on attend pas de réunir toutes les meillures conditions.

                  Nous avions lancé le programme de 100 jours. Ce programme ne va pas sûrement résoudre  tous nos problèmes en quelques mois mais c’est un début de solution. C’est ainsi que nous avions pensé à doter certaines de nos villes des infrastructures routières, et d’apporter des réponses dans la production agro-industruelle ainsi que dans le domaine de la Santé et dans bien d’autres. Nous avons ouvert plusieurs chantiers un peu partout. Ces chantiers une fois finalisés vont soulager déjà quelques uns de nos problèmes.  Certains d’entre nous pouront ainsi rentrer un peu plus tôt chez eux  sans subir le stress des embouteillages, voyager plus facilement d’une ville à une autre, évacuer plus  rapidement leurs produits et les acheminer vers d’autres marchés pour les vendre plus vite. D’autres  vont enfin  avoir accès à l’éclairage public, à l’électricité, à l’eau dans leurs habitations. Le  programme de 100 jours nous donne la preuve que par notre volonté que seule nous pouvons trouver des solutions à nos propres problèmes et surtout  apporter des changements positifs à notre pays.  Le grand changement que nous attendons, le changement  que vous souhaitez ne sera possible que si chacun de nous tous, Congolaises et Congolais, adopte la même attitude responsable  face aux problèmes et défis qui sont les siens, qui sont les nôtres.  Le vrai changement commence par chacun et chacune d’entre nous.  Nous devons changer et incarner le changement partout où nous sommes pour que le pays évolue. Aussi petit que soit l’impact de l’action que vous pouvez prendre, elle reste importante pour atteindre l’objectif : «Le changement». A ceux qui sont responsables de la gestion des affaires publiques, le prmeier signe visible du changement sera votre comportement  et votre compétence dans la gestion de la mission qui vous est confiée par le peuple congolais. Nous sommes au service exclusif des Congolaises et des Congolais.  Sachons désormais travailler pour le changement de notre pays.

Chers compatriotes,

Chers frères et soeurs,

Je rêve d’un Congo meilleur, nous avons le devoir de construire un Congo meilleur où tous les enfants, filles et garçons, ont droit à l’éducation, à la santé, un Congo où aucun enfant  ne dort dans la rue, ne meurt de faim où toute personne veuve ou orpheline, vivant avec handicap  est accompagnée par les institutions de l’Etat. Un Congo débarrassé de la haine et du tribalisme, un Congo où nos femmes ne sont plus violées tous les jours. Un Congo où il n’y a plus de guerre. Un Congo où il n’y a pas une province contre une autre province.  Un Congo où il n’y a pas ceux de là-bas et ceux d’ici. Un Congo où il n’y a pas ceux d’une égflise contre une autre église. Un Congo où il n’y a pas un camp politique contre un autre camp politique. Je veux un Congo où il n’y a qu’un camp, le camp des Congolais unis et fiers de notre riche  diversités. Un Congo de changement de mentalité. Nous avons le devoir de porter le grand rêve et de redonner de la grandeur à notre pays, de bâtir un Congo digne et débout, de bâtir un Congo des travailleurs responsables, vigilants et gardiens de la loi que je veux pour nous tous. C’est ce Congo là que vous nous avez donné le mandat. Ce Congo est possible si nous décidons  de changer de mentalité. Oui ce Congo est possible. Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.

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