Mayo proteste… Lutundula calme le jeu

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Ceni_1 (1)Les commentaires vont dans tous les sens après l’Arrêt rendu hier mardi 8 septembre 2015 par la Cour Constitutionnelle suite à une requête introduite par la Commission Electorale Nationale  Indépendante (CENI), en interprétation de la loi sur l’installation de nouvelles provinces en RDC et le retard observé dans l’organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs.

A l’opposition, le député de l’Union pour Nation Congolaise (UNC), Baudouin Mayo a affirmé  que cet Arrêt de la  Cour Constitutionnelle ressemble à un menu commandé dans un restaurant par La CENI et le gouvernement. Il estime que cette haute Cour aurait dû se déclarer incompétente pour l’examen de la requête de la CENI, dont la base légale reste floue.

Cet élu de Kinshasa a dénoncé le silence coupable de la Cour Constitutionnelle sur l’inconstitutionnalité du calendrier électoral reconnu par le ministère public. A son avis, le cas de force majeure évoqué par la Cour Constitutionnelle, telle qu’alléguée par CENI et le gouvernement, ne tient pas la route.

Mayo a fait noter que l’article 10 de la loi sur la programmation des nouvelles provinces peut être modifié.

Concernant le financement des élections, ce député de l’opposition parlementaire a indiqué que depuis 2011, dans les prévisions budgétaires,  200 millions de dollars sont toujours affectés aux élections.

Mayo recommande au Procureur près de la Cour de Cassation d’ouvrir un dossier judiciaire sur la destination que prend cet argent pendant que l’exécutif parle de manque de moyens financiers pour organiser l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs évaluée seulement à un million de dollars.

Pour tout dire, ce haut cadre de l’UNC met en garde contre toute tentative de glissement.

Du côte de la majorité, le député national Christophe Lutundula joue à l’apaisement. Il estime que les « mesures exceptionnelles » ordonnées au gouvernement par la Cour Constitutionnelle ne signifient par la nomination de gouverneurs des provinces, car cela énerverait la Constitution.

D’après Lutundula, dans son Arrêt, cette Cour demande plutôt au gouvernement d’assurer la gestion administrative des entités décentralisées avant l’organisation des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs, conformément à la Loi sur la programmation de nouvelles provinces.

Toutefois, il pense que la Cour Constitutionnelle devrait fixer le délai pour l’intérim de hauts fonctionnaires à placer à la tête de nouvelles provinces.

ERIC WEMBA

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