Mauvaise nouvelle pour Aubin Minaku, Shadari et consorts : sanctions américaines maintenues contre les Kabilistes

0
192

Une très mauvaise nouvelle est venue de Washington, via Peter Pham,
l’envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique dans les Grands Lacs, à
l’attention des Kabilistes. Elle a trait au maintien des sanctions
américaines (privation de visa de voyage, gel des avoirs financiers,
interdiction de transactions commerciales avec des Américains), prises
contre eux depuis 2015, à la suite de leur implication tantôt dans le
blocage du processus électoral, tantôt dans des violations graves des
droits de l’homme.

L’échantillon des proscrits comprend, pêle-mêle, d’anciens membres
des institutions de la République, notamment Aubin Minaku (ancien
président de l’Assemblée Nationale), Corneille Nangaa ( président de
la Commission Electorale Nationale Indépendante), Norbert Basengezi
(vice-président de la CENI), Néhémie Mwilanya (ancien Directeur de
cabinet de l’ancien Chef de l’Etat), Emmanuel Shadari (ancien ministre
de l’Intérieur), Lambert Mende (ancien ministre de la Communication et des Médias), Alexis Thambwe Mwamba (ancien ministre de la Justice), Evariste Boshab (ancien ministre de l’Intérieur), mais aussi des membres de l’armée (le général Gabriel Amisi Tango), de la police
(Général Célestin Kanyama), des hommes d’affaires ( Albert Yuma,
président de la Fédération des Entreprises du Congo), etc.
 

Le constat à faire, à chaud, est que l’administration Trump, à
l’image de celle de son prédécesseur, Barack Obama, n’entend pas
relâcher la pression sur les planificateurs et exécuteurs du plan du «
glissement », de 2016 à 2019, du second et dernier mandat de Joseph
Kabila, sur fond d’interdictions systématiques des manifestations
politiques pacifiques et de leurs répressions violentes à répétitions,
d’arrestations arbitraires, de tortures, de détentions illégales et
d’éliminations physiques de leaders et militants de l’opposition sans
armes, etc.

La reconduction des sanctions américaines, huit mois après la
passation pacifique et civilisée de pouvoir entre le Président
sortant, Joseph Kabila, et le Président entrant, Félix Antoine
Tshisekedi, constitue une indication de taille sur l’opposition des
Etats-Unis au retour des Kabilistes au devant de la scène politique en
République Démocratique du Congo, même s’ils ont, pour le moment, le contrôle de la majorité numérique des membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, des assemblées provinciales et des
gouvernements provinciaux.

Les observateurs pensent que le message fort envoyé aux concernés est qu’ils se gardent de torpiller la marche actuelle du pays dans la voie
de sa renaissance en tant qu’Etat démocratique, stable aux plans
politique et sécuritaire, fort économiquement et industriellement. On
est tenté de croire que Washington s’est inscrit dans la logique de la
signature de la « mort politique » de ceux qui sont désormais fichés
comme des ennemis de la démocratie, par ailleurs violateurs des droits
de l’homme.
        Poursuivis et rattrapés par leur passé, les Kabilistes déclarés
indésirables par l’administration américaine ne peuvent pas compter
sur une action de sauvetage de l’actuel Chef de l’Etat, qu’aucun
Congolais épris de paix et de justice ne veut voir bénéficier d’aucune
circonstance atténuante ou pardon, car déclarés dernièrement coupables
d’atteintes répétitives aux droits de la personne humaine et porteurs
du sang de nombreux innocents sur leurs consciences.
        On rappelle que Minaku et consorts, à quelques exceptions près, se
trouvent également sous le coup des sanctions de l’Union Européenne,
pour les mêmes charges relatives au sabotage du processus électoral et
au non respect des droits de l’homme, entre 2015 et 2018.
Kimp

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •