Matata : « La RD Congo est sur la bonne voie… »

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gouuvernementAprès le premier round, intervenu le mercredi 20 avril, le chef du gouvernement est revenu devant les élus du peuple le vendredi 29 avril 2016, à l’hémicycle de Lingwala. C’était pour répondre aux préoccupations des députés nationaux suite à la question orale du député national Crispin Mbindule Mitondo, qui lui avait demandé de dresser le bilan de son mandat en tant que Premier ministre, depuis le mois de mai 2012 jusqu’au premier trimestre de l’année 2016.

Les observateurs notent que la question orale adressée au chef du gouvernement aurait pu trouver des réponses à partir du discours sur l’état de nation que le président de la République, Joseph Kabila Kabange, avait fait devant les deux chambres du parlement, réunies en congrès, au mois de décembre 2015. Car, dans sa communication, ce dernier avait pratiquement établi le bilan de la mandature en cours (2011-2016), dans tous les secteurs de la vie nationale.

Qu’à cela ne tienne ! Par respect pour la représentation nationale et pour les besoins de la compréhension du plus nombre des citoyens congolais, le locataire de la Primature s’est plié, de bon cœur, à l’exercice de clarification de l’action gouvernementale, en y intégrant les données les plus récentes.

Ramassant les différentes interventions des élus du peuple, telles qu’exprimées le mercredi 20 avril, Matata Ponyo est carrément entré, le vendredi 29 avril, dans les détails de différentes réalisations du gouvernement, dans la droite ligne de la vision du Chef de l’Etat.

Des réponses précises aux inquiétudes

Maîtrisant parfaitement son sujet, Matata Ponyo a balayé, d’un revers de la main, les inquiétudes des députés, en leur presentant un rapport détaillé des investissements et des réalisations dans des secteurs tels que l’économie, les transports, l’éducation, la santé, l’emploi, l’énergie, etc.

Au sujet des élections par exemple, le Premier ministre a assuré les élus du peuple que le gouvernement est en train de multiplier les efforts pour permettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante de bien travailler et de répondre à toutes ses prérogatives d’une institution d’appui à la démocratie, notamment par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes dans les délais légaux.

Congo Airways et Transco : visibilité indiscutable

Dans le secteur des transports, l’équipe Matata a gagné le pari de mettre sur pied deux grandes entreprises, l’une dans le secteur aérien, « Congo Airways », et l’autre dans celui du transport en commun, « Transco ». Il a fallu des efforts financiers considérables pour matérialiser le projet « Congo Airways » en moins de cinq mois. Cette société compte déjà trois avions de « nouvelle génération », qui portent les noms des héros nationaux Lumumba, Laurent Désiré Kabila et Kimpa Vita.

            Avec cette nouvelle compagnie aérienne, les Congolais peuvent voyager facilement et décemment, à des tarifs acceptables.

            S’agissant du secteur du transport en commun, où les taxi-bus appelés vulgairement « Esprit de mort » faisaient la loi, le gouvernement Matata a réussi un grand coup en suscitant une nouvelle société dénommée « Transports au Congo » ou Transco », après la disparation de OTCZ, Sotraz, STK, City Train, STUC, etc.

Avec la course fixée à 500 Francs congolais, la population peut actuellement parcourir  plusieurs kilomètres à moindre coût. A titre d’exemple, l’on peut partir de Debonhomme jusquà Kinkole à 500 FC, soit près de 28 kilomètres, et de Mitendi, dans la commune de Mont –Ngafula, à l’UPN ou Marché Central, dans la commune de la Gombe, toujours au même taux.

            Ces deux compagnies ont soulagé, tant soit peu, les difficultés qu’éprouvaient de nombreux compatriotes pour voyager par air ou par route, dans des conditions acceptables et à des coûts convenables.

Dans ce même chapitre, l’on ajoute l’inauguration de deux bateaux de la Société Commerciale de Transport et de Ports (SCPT), les ITB Kokolo et Mudimbi, et la reprise du transport des voyageurs par voie ferrée entre Kinshasa et Matata.

Plus de 650 écoles construites et  réhabilitées

Dans le secteur de l’éducation, le programme du gouvernement avait prévu la construction et la réhabilitation de mille écoles. Aujourd’hui, on en est à plus de 650 écoles sur l’ensemble de la république. Et la machine de la modernisation et de la réhabilitation des infrastructures scolaires continue de tourner lentement mais sûrement.

Dollar en hausse… pas de panique

 Certes, le dollar a pris de l’ascenseur, autant que les prix de certains articles manufacturés. Mais, de façon générale, les produits de consommation courante n’ont pas suivi la courbe ascendante de la montée du taux de dollar par rapport au franc congolais sur le marché noir.

Bien que le taux de dépréciation soit de 2,4 %, il n’a d’’effet majeur sur le marché, hormis au niveau des cartes prépayées de communication, étant donné que la majorité d’exploitants de maisons de communication sont aussi des changeurs des monnaies, communément appelés « cambistes ».

En dépit des soubresauts du taux de la devise américaine, le gouvernement Matata a maintenu la stabilité monétaire sur l’ensemble de la République.

Emploi : augmentation de 7 %

Dans sa réponse, Matata Ponyo s’est notamment félicité des améliorations enregistrées dans le secteur non agricole où le taux d’emplois est passé de 36,1 % à 43,5 % entre 2005 et 2012, soit une hausse de 7%. Bref, le taux de chômage a connu un recul de 60 à 40%/

Du point de vue sécuritaire, toutes les provinces se signalent par une situation relativement stable, conséquence d’une professionnalisation continue de l’armée congolaise.

Dérapages déplorables

Notons que les interventions de certains députés sont sorties du cadre de la question orale de l’honorable Mbindule. Les observateurs pensent que le bureau de l’Assemblée nationale devait recadrer les choses pour éviter des dérapages déplorables enregistrés. En dépit de la présence d’un important échantillon de questions hors sujet, le numéro un du gouvernement s’est violence pour éclairer les uns et les autres.

Dans un autre registre, il convient de rappeler que le Premier ministre ne gère pas seul les affaires du gouvernement. Il bénéficie de la collaboration des ministres de tutelle dans des domaines bien précis. Il s’appuie aussi sur les gouverneurs au niveau des provinces, les administrateurs des territoires au niveau du Congo profond, les bourgmestres des communes au niveau des agglomérations urbaines, etc.

Par conséquent, lorsque la question d’un député national déborde du cadre de l’exécutif national, il est souhaitable qu’il la transmette à un député provincial afin que ce dernier recherche l’éclairage souhaité auprès du responsable provincial ou local du domaine visé. Sans cela, il y a un gros risque de tomber dans l’amalgame.

Dorcas NSOMUE

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