Matata crie victoire : 237 milliards de FC réalisés en mars 2010

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Le ministre des Finances, Matata Ponyo a procédé, le samedi 03 avril 2010 à l’évaluation à mi-parcours de l’application du Pacte de doublement des recettes (Pader) conclu à la mi-mars entre son département et trois régies financières. La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (Dgrad), la Direction générale des douanes et accises (Dgda) et la Direction générale des Impôts (Dgi) avaient pris l’engagement, à travers le pacte, d’honorer leurs assignations.

Ainsi, sur les assignations globales de 257,35 milliards de Fc, les recettes réalisées par les trois régies au mois de mars 2010 se chiffrent à 237,12 milliards de francs congolais, soit un taux d’exécution de 92,14%.

Matata – tout heureux – a attribué le succès du nouvel instrument de mobilisation des recettes au Président de la République. « Notre démarche, qui est également celle du gouvernement, avait et continue de bénéficier de l’appui soutenu et affirmé du président de la République », a déclaré le ministre des Finances entouré des responsables des trois régies.

Il ressort des données statistiques disponibles que comparées aux prévisions budgétaires du mois arrêtées à 186,92 milliards, ces réalisations correspondent à un taux d’exécution de 126,85% ».

Dgi et DGRAD cotées meilleures élèves

De l’ensemble de trois régies, la Dgi est annoncée « première » de la « classe » avec une réalisation de 140 milliards de Fc contre les assignations du Pacte de doublement des recettes fixées à 117 milliards Fc, soit un taux d’exécution de 119,66%. La Dgard, deuxième de la course, se signale avec 39,1 milliards contre les assignations du Pacte de 38,40 milliards de Fc, soit un taux d’exécution de 102,89%. Dernière dans la course, la Dgda a enregistré des recettes de 58,12 milliards contre les assignations portées à 101,95, soit un taux d’exécution de 57%. « La Dgi et la Dgrad ont bel et bien dépassé les assignations du Pacte et ce, grâce à un encadrement de l’échéance du 31 mars 2010 en matière d’impôt sur les bénéfices et profits en ce qui concerne la Dgi et de la taxe superficiaire et de la taxe de numérotation en ce qui concerne la Dgard », a précisé le ministre.

Un niveau de paiement jamais atteint

Matata s’est dit à la fois flatté et touché par l’intériorisation, par certaines entreprises privées, de notions de civisme fiscal prêché par le premier ministre Adolphe Muzito. Ici, il a pris l’exemple de l’entreprise privée Frontier implantée au Katanga qui a versé, au titre du solde de l’impôt sur les bénéfices et profits de l’exercice comptable 2009, un montant de 54 millions de dollars Us. « Il s’agit d’un niveau de paiement jamais enregistré par la Dgi de la part d’une entreprise, à ce titre, depuis 30 dernières années où les statistiques sont disponibles », s’est réjoui l’interlocuteur de la presse qui s’est, en même temps, félicité de la « performance indéniable pour avoir réalisé un niveau de recettes propres jamais atteint ».

La Dgda invitée à prendre le train…

L’ex-Ofida – bien qu’ayant contre-performé – a été invitée à ne pas se décourager mais à « prendre le train » de la performance au même titre que ses deux « sœurs ». « …Je suis convaincu qu’elle va conjuguer tous les efforts en vue de combler le gap observé au mois de mars 2010 », a souhaité, optimiste, l’argentier congolais qui a cependant reconnu, devant l’auditoire, que « l’entreprise a des cadres et agents avec un savoir-faire éprouvé qui sont à même de relever le défi ».

Task-Force de Kabila

Matata a dit être d’avis que la RD Congo est « capable de mobiliser davantage des ressources » et ne plus se contenter d’un « budget interne modique de 2,5 milliards Us alors que certains pays voisins comme l’Angola disposent déjà d’un budget de 27 milliards de dollars Us ». Bénéficiant d’un appui moral de Joseph Kabila, le Pacte est en voie de se doter d’une Task-Force à l’initiative du Président de la République. L’objectif est, selon son initiateur, d’encadrer sur le terrain la mise en œuvre de ce nouvel instrument de mobilisation des ressources nationales.

« Le rêve du Président Joseph Kabila est de faire de ce pays un Congo fort au centre du continent, …faire de ce territoire un pays stable, avec des frontières étanches et une sécurité  redoutable ; un pays riche où tous les Congolais sont fiers de leur citoyenneté parce qu’habitant un pays envié non seulement du fait de ses potentialités, mais aussi et surtout de ses richesses visibles et invisibles ». C’est donc pour soutenir ce rêve,  a-t-il précisé, que « nous croyons profondément que nous avons levé l’option de faire des finances publiques un outil de développement ». Finances de développement, à ses yeux, c’est celles qui donnent « à l’ « Etat les moyens de sa politique ».                               

  D-I.K

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