Mashako salue les «princesses du savoir»

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L’Association des femmes professeurs d’universités, dénommée Cercle Sophie Kanza (CSK), première congolaise diplômée d’université, a été portée sur les fonts baptismaux le samedi 1er mai 2010 à l’Université protestante du Congo. Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence cette manifestation. Outre le ministre de tutelle, le professeur Mashako Mamba, on a noté la présence du professeur Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, de Simon Bulipio, vice- premier ministre en charge des PTT, etc…

Dans son allocution, la présidente de l’association, le professeur Berthe Zinga a signalé que leur organisation était née à la fin de l’année dernière à l’initiative d’un groupe des collègues. Elle a poursuivi en indiquant que « l’association a articulé ses objectifs autour de l’équité du genre, du savoir des femmes dans le domaine de science et technologie, de la promotion de la carrière des professeurs d’université au Congo et de leur participation au renforcement de la capacité contributive des femmes de tous les horizons au développement national. »

L’activité scientifique de la journée était placée sous le thème « Femme comme moteur de développement : le rôle de la femme professeur dans la société congolaise ». Pour la présidente de CSK, « c’est un sujet résolument d’actualité, car la question des femmes est devenue un enjeu incontournable de tout développement, l’avenir de l’humanité dit-on, en dépend.

L’association des femmes professeurs d’universités ne manque pas d’ambition, à en croire sa présidente. « Par delà sa fonction d’enseignante et de chercheuse, la femme professeur doit pouvoir amener l’université, son lieu de travail, à sortir de son relatif cloisonnement, à s’ouvrir sur les problèmes et les questions de son milieu et plus spécialement à prendre en compte les savoirs empiriques dont ces femmes sont dépositaires, en les faisant ensuite évoluer par la recherche, pour en améliorer les techniques et la qualité de la production. »

« Ce rôle, au service de la société et de la femme, a-t-elle poursuivi, constitue pour nous un défi qui renvoie à l’idéal universitaire, celui qui consiste à se mettre au service des autres. Car même la formation que nous avons reçue et dont nous assurons à notre tour la transmission, ne prend son véritable sens que lorsqu’elle est mise au service des autres, au service de la société. »

Dans son mot de circonstance, le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a vivement salué les femmes professeurs d’universités en les qualifiant de « grandes princesses du savoir en Rd Congo ». Il a ensuite fait remarquer que depuis l’accession du pays à l’indépendance, les femmes professeurs d’universités sont à peine 62 et qu’elles occupent encore certaines fonctions dans nos universités.

Comme il n’y a qu’une soixantaine des femmes professeurs d’universités, le président de l’Assemblée nationale a, dans son discours, formulé le vœu qu’au prochain décompte, il y ait plus de 600 femmes professeurs d’universités.

Quelques femmes professeurs ont fait des communications en rapport avec leurs domaines de recherche. Beaucoup d’entre elles ont étudié à l’étranger, notamment aux Etats- Unis et en Belgique. Parmi les oratrices, on peut citer le professeur Espérance Bayedila qui a parlé de « la formation des femmes en nouvelles technologies de l’information et de la communication, un moteur de développement ».
Par ailleurs, le ministre de l’ESU a tenu hier une réunion à son cabinet avec les responsables de l’université de Lubumbashi. Il a confirmé la décision du jury de la faculté de médecine renvoyant une centaine d’étudiants qui ont échoué et épuisé leurs sessions.

JRB et Amina Chomba (Stg Ifasic)

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