« Masculinité positive » : l’Afrique mobilisée autour de F. Tshisekedi

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Hakainde Hichilema de Zambie, Macky Sall du Sénégal, Paul Kagame de Zambie, Faure Gnassinbge du Togo, Nana Akufo du Ghana, Denis Sassou Ngueso du Congo/Brazzaville, sans oublier Hellen Jonshon, présidente honoraire du Liberia et Prix Nobel de la paix, étaient présents hier au Fleuve Congo Hôtel, comme invités spéciaux du Président de la République Démocratique du Congo et président en exercice de l’Union Africaine, Félix Antoine Tshisekedi, au 1er Sommet des Chefs d’Etat d’Afrique sur la « Masculinité positive ». Tout ce beau monde s’est voulu le symbole d’une Afrique fortement mobilisée autour du Chef de l’Etat congolais pour dire non, un grand « NON », aux violences faites aux femmes et filles non seulement à travers le continent mais également à travers la planète Terre.

Réconforté par le soutien unanime de l’ensemble des Africains à son initiative, Félix Antoine Tshisekedi a rappelé que le forum de Kinshasa s’inscrivait dans le cadre de la Journée Internationale pour l’élimination des violences à l’égard de la femme et de la fille.

         Le 1er Sommet des Chefs d’Etat d’Afrique sur la « Masculinité positive » s’insérait aussi dans la droite ligne de 16 journées d’activisme contre les violences basées sur le « Genre ».

         La République Démocratique du Congo, a souligné le Président congolais dans son message de circonstance, est l’un des pays du monde le plus touché par les violences faites aux femmes et filles, notamment en raison des conflits armés qui la secouent voici plus de deux décennies. C’est du reste pour casser cette spirale qu’il a été amené à décréter, le 19 juin 2021, la tolérance-zéro contre les violences basées sur le « Genre ».

         La rencontre de Kinshasa, selon Félix Antoine Tshisekedi, devrait ouvrir un nouveau chapitre du combat pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles à travers le continent africain. Il en a ainsi profité pour rendre hommage à toutes les structures qui se mobilisent à travers l’Afrique pour l’élimination de ce qu’il a appelé « une pandémie silencieuse ».

         Le président de l’Union Africaine en a appelé à une détermination collective pour éradiquer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, de manière à construire de nouveaux liens sociaux fondés sur la « Masculine positive », soubassement de l’égalité des sexes, car le fléau a pour animateurs principaux des hommes. Le Covid-19, a fait remarquer Félix Antoine Tshisekedi, a davantage accentué les inégalités entre sexes et exposé les femmes comme les filles aux discriminations de toutes sortes.

Il s’est réjoui, à cette occasion, des initiatives diverses prises par des décideurs politiques africains pour garantir le respect des droits des femmes et des filles, notamment le Protocole de Maputo, la Déclaration sur l’égalité entre hommes et femmes en Afrique, etc. Il a toutefois déploré le fait qu’en dépit des actions menées pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles, leur courbe reste linéaire. D’où, il faut des actions innovantes et accélérées pour arriver à inverser la tendance.

         Le président de l’Union Africaine est d’avis que la « Masculinité positive » devrait avoir comme socle de hauts responsables en Afrique pour espérer changer les mentalités des hommes à l’égard des femmes et les filles. Son vœu est qu’une nouvelle manière d’être, de penser et d’agir puisse prendre corps au sein de la société africaine. La création d’un fonds pour la lutte contre cette « pandémie silencieuse » est fort souhaitée.

         Dans le souci de booster la « Masculinité positive », Félix Antoine Tshisekedi a lancé l’idée de l’élaboration d’un Traité International sur les violences faites aux femmes et aux filles, avec l’Afrique comme première région du monde à l’adopter.

         Il a clos son propos par un appel à la mobilisation générale de l’Afrique contre les violences faites aux femmes et aux filles.

                                     Kimp

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