Marche de l’Opposition :  tirs et gaz lacrymogènes en provinces

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13241246_10154167695702629_4176398014169011063_nA l’appel de l’Opposition, des milliers de personnes étaient descendues, hier jeudi 26 mai, dans les rues à Kinshasa et en provinces pour manifester leur ras-le-bol envers les autorités. Il y avait deux revendications majeures chez les manifestants, à savoir :
–           Protester contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 11 Mai 16 accordant au chef de l’Etat en fonctions de continuer au-delà de son mandat légal, au cas où l’élection présidentielle ne sera pas organisée dans le délai imparti ;
–           Dénoncer les massacres répétés à Beni et manifester la solidarité en vers les compatriotes victimes de ces tueries barbares.
            Mais, la situation était vécue différemment à travers le territoire. Seules deux provinces, en l’occurrence Kinshasa et le Sud-Kivu, où la marche a été autorisée. Toutefois, dans certaines d’autres, les gens ont dû manifester malgré l’interdiction de l’autorité.
            Bien partis à Kinshasa, les manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les éléments de la police déployés en masse avant d’arriver au point de chute arrêté.
            Par ailleurs, les activités ont été paralysées dans la capitale à la suite de l’appel de l’Opposition. Ecoles et plusieurs commerces n’ont pas fonctionné.
Nord-Kivu :
            La marche a été dispersée par la police à Beni. Des courageux qui tenaient de marcher malgré le quadrillage de la ville par les éléments de la police, ont dispersés des tirs de gaz lacrymogène. Et les activités ont subi le coup de la situation, c’est-à-dire ont été paralysées.
Dans la capitale provinciale, Goma, des dizaines de manifestants ont été interpellés au cours de la marche. Car, les autorités s’en tenant à leur décision d’interdiction de la marche. Un dispositif important de déploiement des policiers en vue d’empêcher la population de marcher a été observée. On a enregistré un mort et une vigtaine de blessés.
Sud-Kivu :
            Contrairement à son voisin du Nord, au Sud-Kivu tout s’est déroulé normalement principalement à Bukavu où on n’a noté aucun incident. Ici, le maire de la ville avait donné son feu vert aux manifestants.
Ituri :
            La marche a connu un sort malheureux comme au Nord-Kivu. Les manifestants on été dispersés par la police déployée pour la circonstance à Bunia, la capitale provinciale, seulement quelques minutes après le début.
Haut-Katanga :
            A Lubumbashi, les organisateurs ont mis du temps pour commencer la marche, disant attendre les leaders pour donner le go. Entretemps, des policiers étaient déployés dans les points chauds de la ville.
 
Tanganika :
            La marche a été dispersée dans la capitale Kalemie et à Moba. Des leaders des partis de l’opposition ayant appelé à la marche parlent de l’interpellation de quelques uns de leurs camarades.
Kasaï Central :
            Dans la ville de Kananga, la police déployée a empêché les manifestants de faire jonction à la place prévue pour démarrer, en l’occurrence le rond point Notre Dame. Il y a eu, d’après les sources locales, des arrestations puis relâchement quelques heures plus tard. Le maire de la ville soutient qu’il n’avait pas donné l’autorité pour marcher.
Equateur :
            A Mbandaka, les manifestants ont bien débuté la marche avant de rencontrer un mur de la police quelques deux kilomètres après. Ils ont d’abord tenté de résister face aux éléments de la police, pour finalement céder à l’action policière.
Dom
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