Marché central : des vendeurs menacent de traduire Ghassan en justice !

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Après les échauffourées qui ont eu la semaine dernière au Marché central de Kinshasa, provoquant mort d’homme, les sociétaires de l’Union Syndicale des Vendeurs du Congo (USVC) menacent d’ester en justice contre l’Administrateur-Gérant de Safricom, Hassan Mourad.  Dimandja Fils, Wandja Vicky et Wata Patrick, respectivement président national, président provincial et président du Marché Central de Kinshasa l’ont déclaré le samedi 13 juin 2020.

L’opérateur économique précité est accusé d’instrumentaliser quelques syndicalistes et vendeurs du Marché Central pour semer des troubles dans ce centre de négoce, foulant aux pieds les mesures prises par la haute autorité du pays face à la Covid-19.  Selon eux, plusieurs infiltrés, recrutés pour les besoins de la cause, se sont mêlés aux fauteurs de trouble du lundi 8 juin. Toutefois, ils ont appelé les vendeurs au calme et à ne pas céder à la manipulation pour réclamer de force la réouverture du Marché Central en cette période de déconfinement, surtout que d’autres actions sont annoncées dans les jours à venir. 

En effet, l’affaire remonte à la décision du gouverneur Gentiny Ngobila, dans sa correspondance du 7 novembre 2019, de détruire les 104 magasins construits anarchiquement  sur les caniveaux et égouts par l’opérateur économique libanais. Ces constructions anarchiques empêchent l’écoulement des eaux usées et matières fécales de ce centre de négoce vers les sites appropriés pour leur évacuation.

         Ils ont signalé, au passage, que Ghassan perçoit 2.000 dollars américains par mois et par magasin et de cet argent, la ville ne gagne presque rien. En faisant un rapide calcul mental, on constate que Safricom  empoche mensuellement 208.000$ pour 104 magasins, ce qui donne 2.496.000$ par an. En 15 ans (2004-2020), ses recettes sont estimées à 37.440.000 dollars.  Dans ce contrat flou, Safricom- Hôtel de ville, des informations à notre possession indiquent que Ghassan percevait 15.000 $ par jour et l’hôtel de ville 1.500 $ par mois. Ainsi, Safricom était le grand gagnant du contrat.

         Compte tenu de ce qui précède, les trois syndicalistes soutiennent le projet de modernisation du Marché Central, avec des pavillons à deux niveaux et de standard international. 36.000 places sont réservées aux vendeurs. En attendant, l’Hôtel de Ville s’active pour aménager de nouveaux sites pour caser provisoirement ceux qui se retrouvent sans point de vente, notamment aux  marchés d’Itaga, de Kalembelembe et Kabinda, actuellement en pleine réhabilitation.

         Dans la foulée, ils ont accusé les syndicalistes Alpha Sadikisongo et Guy Lokofo de s’acharner sur l’ADT du Marché central, Guy Michaux, en donnant de fausses informations pour désorienter les vendeurs. Malgré  cette mauvaise campagne contre l’autorité urbaine, ils maintiennent leur soutien aux actions du chef de l’exécutif provincial pour moderniser le Marché central.  

         Il y a lieu de retenir que la visite d’inspection effectuée en fin de semaine par des députés provinciaux conduits par leur rapporteur, Junior Nembalemba, a balayé plusieurs rumeurs visant à intoxiquer l’opinion. 

Jean-René Ekofo

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