Malnutrition : les Congolais invités à changer leurs habitudes alimentaires

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La consommation des produits riches en « bio fortification » est recommandée aux populations du monde entier en général et de l’Afrique en particulier. La bio-fortification est une méthode qui consiste à augmenter la teneur en micronutriments  des cultures vivrières par les méthodes conventionnelles d’améliorations des plantes. A cet effet, ldocteur Bouis Howarth, directeur général du programme HarvestPlus, en séjour à Kinshasa, a eu une rencontre avec les membres des organisations sœurs, des nutritionnistes, des exploitants du secteur agricole et autres, le jeudi 30 avril 2015, à Kempinski Hotel Fleuve Congo, dans la commune de la Gombe.

La  rencontre avait pour objectif d’analyser toutes les questions importantes afin éradiquer le fléau de la malnutrition en République Démocratique du Congo. Selon le dernier  rapport du programme national de nutrition en République Démocratique du Congo, la malnutrition touche 2 enfants sur 3, soit plus de 60 % des enfants de moins de 5 ans. Elle peut être responsable des maux tels que la cécité, le retard de croissance, voire une mort prématurée. Ceci a des retombées négatives sur le développement socio-économique d’un pays. De ce fait, Harvest Plus est un programme qui propose  aux Etats des politiques en vue de garantir non seulement la sécurité alimentaire mais aussi et surtout la sécurité nutritionnelle à travers une approche appelée « bio fortification ».

            Dr Bouis Howarth, directeur général au niveau mondial, a donné la quintessence du programme d’Harvest Plus depuis sa création jusqu’à ce jour. Il a fait état de l’impact des études menées par son organisation avec ses partenaires. Il faut noter qu’Harvest Plus est présent en RDC depuis 2010. Ce programme est membre du Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole International (CGIAR), coordonné par le Centre International d’Agriculture Tropical (CIAT). Ses cultures principales sont le manioc, le haricot et les cultures secondaires sont le maïs et la patate douce.

Le deuxième exposé était de Sylvain Bidiala, manager country d’Harvest Manioc. Il a focalisé son intervention sur la mise en œuvre du programme en RDC, où les aliments de base sont généralement dominés par le blé, le maïs, le manioc, la patate douce et le riz. Mais ces cultures sont peu riches en protéines par rapport aux légumes verts et aux produits d’origine animale et de la pêche.  Pour remédier à cette situation, Harvest Plus propose comme principales cultures le manioc « Jaune », riche en provitamine A et le haricot riche en « Fer » et le « Zinc ». Et, les activités autour de ces cultures varient d’une zone à une autre. A l’Est, la culture primordiale est le haricot et à l’Ouest, le Manioc Jaune. Et, les zones d’interventions en RDC sont entre autres, les provinces du Katanga ; Bandundu ;  Bas-Congo ; Kinshasa (Plateau de Bateke) ; Kasaï Oriental ; province Orientale et Sud-Kivu.

            Dr Antoine Lubobo, country manager (manager pays) du programme Haricot, a parlé essentiellement basée de la production de l’haricot à l’Est de la République.

            L’objectif visé est d’atteindre d’ici 2018 plus de 40% de la population congolaise consommatrice du manioc et des haricots afin de sauver les générations actuelles et futures. Lors des échanges, il a été conclu qu’Harvest Plus devra à tout prix sensibiliser toutes les couches de la population pour  expliquer aux consommateurs les éléments nutritionnels que contiennent ces produits. Puisque sur le marché, le manioc jaune, le maïs jaune et la patate orange sont peu demandés.

Dorcas NSOMUE

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