Maisons de placement en RDC : le nettoyage a commencé

0
279

Afin de remettre de l’ordre dans le secteur du commerce à Kinshasa, une commission mixte a été mise sur pied, composée des délégués du cabinet du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, du Secrétaire Général, de l’Inspecteur national du Travail, des délégués du ministère de l’Intérieur, de la FEC, de la COPEMECO et de l’Intersyndicale du secteur du commerce.

            On apprend que ceux-ci ont déjà procédé au contrôle de la viabilité des Services Privés de Placement (SPP) dans la ville de Kinshasa. Après 45 jours de travail, bouclé le mercredi 4 mars 2020, la commission vient de lister, avec certitude, les maisons de placement fictives et celles en ordre avec la loi.

A en croire Kabeya Ntita, président de l’Intersyndicale, la Commission mixte devrait entamer, incessamment, une autre campagne d’identification des maisons de placement sur l’ensemble du territoire national. Ce contrôle de fond concerne aussi le niveau d’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), le respect des horaires de travail, etc.

Des informations à notre possession indiquent que 20 maisons de placement fonctionnent illégalement dans le secteur du commerce à Kinshasa. On laisse entendre que ce sont les propriétaires desdites maisons qui favorisent, depuis des années, les évasions fiscales à grande échelle, privant ainsi le gouvernement des moyens de sa politique.

On rappelle que dans son adresse du 28 octobre 2019, la ministre d’Etat en charge du Travail, Nené Nkulu, avait annoncé la revisitation, lors du prochain Conseil National du Travail, de l’Arrêté 047 signé par un de ses prédécesseurs, Willy Makiashi. Selon l’esprit de cet Arrêté, les services privés de placement (SPP) devaient se limiter au traitement des offres d’embauche, et non de la gestion des employés.

            Curieusement, dans la pratique, ils recrutent, placent et gèrent les personnels, contrairement à l’esprit de l’Arrêté ministériel. C’est cela qui est à la base du désordre et des évasions fiscales continues dans le secteur du commerce, de la modicité des salaires et de mauvaises conditions de travail. Jean-René Ekofo

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •