Maïndombe : déjà 17 morts repêchés après un naufrage sur le lac

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les 17 corps repêchés du lac Maïndombe ont été enterrés samedi 19 décembre 2015 à Inongo, en présence du Vice-Commissaire Spécial de cette nouvelle province (de Maïndombe), arrivé le même jour, de l’Evêque d’Inongo et de plusieurs autres autorités locales.  Les huit hommes, sept femmes et deux enfants étaient jusque vendredi dernier des passagers d’une baleinière en bois partant d’Inongo à Kiri.
Cette embarcation s’est disloquée vendredi dernier sur le lac Maïndombe, à moins de 100 mètres du rivage. 34 rescapés, gravement blessés, ont été admis à l’Hôpital Général de Référence d’Inongo. Le Coordonnateur de la Caritas-Développement Inongo, contacté samedi au téléphone par caritasdev.cd, plaide pour une assistance pour les victimes de ce nième naufrage, essentiellement en médicaments essentiels pour leur prise en charge médicale. L’Abbé Ntesa était incapable de préciser le nombre des passagers de cette baleinière, à ce stade des enquêtes diligentées par les autorités compétentes. Mais, toujours est-il que l’armateur était déjà aux arrêts. Les recherches se poursuivent pour découvrir d’autres disparus.
            «La cause réelle de cet accident, c’est l’état de la baleinière. Juste le temps de s’engager pour entrer dans le lac, un vent a d’abord emporté sa charpente, donc le toit. Cette charpente est tombée sur les gens qui étaient en bas et il y a eu de l’étouffement. S’il y a mort d’hommes, c’est d’abord l’étouffement et puis le bateau a fini par chavirer», a indiqué vendredi à Radio Okapi le Vice-Commissaire Massamba Makila. ce dernier estime que cette embarcation avait au moins 130 personnes à bord.
            Comme la Caritas et l’Evêque d’Inongo, le Vice-Commissaire de Maïndombe relève qu’»il se pose, pour le moment, un problème de prise en charge pour des personnes admises dans un hôpital» de la place et pour les rescapés qui ont tout perdu».
            Pour rappel, le non-respect des normes et mesures de sécurité édictées par le ministère des Transports est souvent à la base de cette série des tragédies sur plusieurs cours d’eau en République Démocratique du Congo (surcharge, matériels rudimentaires, insuffisance de visibilité, etc). En cause, des armateurs, mais aussi des responsables locaux de service fluvial, dont certains avaient été sanctionnés par l’actuel ministre des Transports et Voies de communication.
Indignation de l’Evêque d’Inongo
            En 2009 déjà, l’Evêque d’Inongo, Mgr Philippe NKiere Kena, et son clergé diocésain, dénonçaient le nombre élevé de morts pendant différents naufrages dans le lac Maï Ndombe, faute de moyens de transport adéquats. Elles l’avaient déclaré dans un mémorandum adressé aux dirigeants provinciaux et nationaux, à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à la société civile et aux hommes de bonne volonté. Ces autorités religieuses leur demandaient de doter cette partie de l’ex-province du Bandundu d’un bateau digne de ce nom, qui serait placé sous la responsabilité du diocèse.
Guy-Marin Kamandji
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