Magistrats et agents de la Police judiciaire devant leurs responsabilités

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Il s’est ouvert hier mardi 19 octobre  2021, les  travaux des Etats généraux de la lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo, sous le haut patronage du chef de l’Etat. La cérémonie  d’ouverture officielle présidée par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, à l’hôtel Rotana de Kinshasa.  Ces assises sont organisées avec l’appui du  Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Dans son allocution, le Premier ministre a fait savoir à l’assistance que  la corruption constitue l’un des obstacles majeurs à la réduction de la pauvreté, au développement des capacités nationales,  à l’amélioration  des conditions de vie des Congolais  pour la réalisation des objectifs du développement durable.  D’où la nécessité de mettre sur pied des politique qui doivent aider la RDC à se développer, mais surtout à renflouer les caisses du trésor public.

         Le Premier ministre a, en outre, rappelé que  son gouvernement compte procéder à une meilleure redistribution des richesses de l’État pour en faire bénéficier à toute la population. Raison pour laquelle, il a saisi l’occasion pour attirer l’attention singulièrement des magistrats et agents de la  Police judiciaire, qui doivent pleinement jouer leur rôle. Car, la République n’accordera aucun pardon à ceux d’entre eux qui auront facilité ou couvert des actes de corruption ou de détournement des deniers publics.

         Prenant la parole à son tour, la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a rappelé à l’assistance que l’objectif de l’organisation de ces Etats généraux est de poser un diagnostic sans complaisance sur l’état de la lutte contre la corruption dans notre pays, afin de projeter de nouvelles stratégies plus à même d’endiguer la pratique de la corruption en RDC.

         La ministre a invité les participants à avoir à l’esprit le Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais tel que modifié à ce jour, qui ne prend pas en compte tous les aspects relatifs à la corruption, ce qui ne permet pas à l’organe poursuivant de qualifier comme il se doit les actes de corruption parce que, lié par le principe de la légalité des délits et des peines.

         Elle a exhorté les  participants à proposer des actions de plaidoyer à l’endroit des parlementaires pour que notre pays soit doté d’un cadre légal approprié pour la lutte contre ce fléau. « Je nous exhorte tous à plus de courage et d’abnégation pour conjurer définitivement la corruption car elle constitue un frein à la maximisation des recettes de l’Etat pourtant indispensables pour la reconstruction de notre pays » a indiqué la ministre de la Justice.

           Représentant Résident a.i, Debab Astrat, qui a lu le discours du Représentant Résident du Pnud, Dominic Sam,  a souligné que ces assises  permettront à la RDC d’identifier les réformes et actions prioritaires à mener, définir les modalités de mise en œuvre et les mécanismes de suivi desdites réformes et actions. Car, ce combat  est l’un des leviers stratégiques pour actionner la renaissance de la Rdc et à cristalliser la conscience nationale pour le développement.  Il a terminé en martelant que la lutte contre la corruption doit se décliner comme un engagement institutionnel et sociétal qui mobilise tous les acteurs à tous les niveaux de la société congolaise.

Dorcas NSOMUE MPIA

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