Lutte contre l’insalubrité : Kintambo en première ligne

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Une des routes principale de la commune de Kimbanseke à Kinshasa le 11/12/2011. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Dans la foulée du programme de la réhabilitation des infrastructures de base annoncé par le chef de l’Etat lors de son discours, samedi dernier sur la place de l’Echangeur de Limete, l’opinion a retenu certaines étapes, notamment la réhabilitation des routes et avenues de la capitale ainsi que d’autres infrastructures de base dans d’autres coins de la République. Cela exige une lutte acharnée contre l’insalubrité ambiante qui pollue cette mégapole de 12 millions d’habitants. Il se fait que des 24 communes de la capitale, celle de Kintambo devrait être citée en exemple.

            Toute personne qui circule sur les principales avenues et rues de cette commune est frappée par l’absence quasi totale des déchets d’origine domestique ou provenant des pluies torrentielles très fréquentes par ces temps de saison pluvieuse. Laquelle, comme on le sait, est annonciatrice de la grande saison sèche des mois de mai, juin, juillet et août. Le seul côté qui échappe à ce constat demeure la situation de ce que le kinois moyen appelle « les tunnels », c’est-à-dire, les espaces séparant les habitations situées sur des avenues voisine mais dans des rues différentes.

            C’est à ce stade que les agents du service d’hygiène communal s’attellent depuis toujours pour diminuer le niveau des déchets jetés nuitamment par des inconnus à la faveur de l’obscurité ambiante. 

            La chance a fait que dans le cadre de la coopération entre les différents responsables disposant de certains pouvoirs au niveau de la commune, l’accent avait été mis sur ce secteur de la lutte contre l’insalubrité. Le bourgmestre de la Commune urbaine de Kintambo, qui vient d’être élu député provincial, avait toujours fait la de la lutte contre l’insalubrité son point d’honneur.

            L’inoubliable Didier Tenge Te Litho, membre de la célèbre famille de feu le patriarche Litho Moboti, cousin de feu le maréchal Mobutu Se Seko, restera attaché à l’histoire de cette commune pour des générations entières comme l’homme que l’on voyait parcourir les rues et avenues aux côtés des agents du service d’hygiène. Ceux-ci, armés de pelles, machettes, houes et râteaux circulaient à pied ou à bord de petits engins de ramassage des ordures d’origine domestique ou provenant des pluies torrentielles. Le plus cocasse, ce qu’il lui arrivait de détruire des « ligablo » érigés anarchiquement sur les trottoirs ou des rues de la commune, gênant ainsi la circulation des piétons, véhicules et autres engins roulants.

Désinsectisation, curage des caniveaux et tunnels

            Le programme de lutte contre l’insalubrité touchait même les insectes nuisibles. C’est ainsi que la commune, sous la férule de son bourgmestre, avait mis en place un système d’abonnement à une entreprise dépendant de la commune destinée à la désinsectisation des habitations, au curage des caniveaux et tunnels. Comme à l’époque coloniale et jusqu’il y a trente ans dans bon nombre de villes et localités de la République.

Dépotoirs publics évacués régulièrement

            Chose rarissime, tous les dépotoirs publics sont régulièrement évacués et désinfectés. Même la rivière Makelele est protégée : des charriots d’évacuation sont confisqués et sanctionnés par des amendes transactionnelles lorsqu’ils sont attrapés en train de jeter des ordures dans cette rivière ou en dehors des dépotoirs publics. Kintambo demeure une des rares 24 communes de la capitale où l’on voit encore de nombreuses jeunes femmes en train de balayer les rues et avenues. Dommage que l’administration urbaine n’a pas volé à son secours de cet exemple en la dotant cette commune exemplaire des infrastructures modernes pour répondre aux exigences du temps et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté.

            Comme Fatshi vient d’inaugurer un programme de développement en recourant aux moyens financiers provenant des organes générateurs des recettes internes, tous les espoirs sont donc permis en attendant les partenaires internationaux qui se bousculent déjà au portillon de la maison Congo Nouveau. N’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure qui ne veulent pas prendre le train en marche.              F.M.       

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