Lutte contre les maladies pluri métaboliques : « AFI Santé » s’installe au PNMLS

0
17

Plus que par le passé, la problématique de l’infection à VIH et l’éclatement des maladies pluri métaboliques, dont le diabète, l’hypertension artérielle, l’accident cardiovasculaire, l’obésité … constituent des préoccupations majeures de santé publique dans notre pays.

Forte de cette constatation et, dans sa vocation de promouvoir une éducation sanitaire accrue de la population, l’Association des Femmes des Institutions de Santé (AFI Santé), vient d’ouvrir ses portes au Programme National Multisectoriel de lutte contre le Sida (PNMLS), dans la commune de Kasa-Vubu.

            En marge de la clôture du mois de la femme, cette ONG constituée en majorité des femmes évoluant dans le secteur de la santé a organisé, le week-end dernier, une matinée scientifique et d’information sur l’incidence du VIH/Sida et des maladies pluri-métaboliques sur le vécu quotidien de la population.

            Au cours de cette matinée, à laquelle ont pris une part active des leaders religieux, d’éminentes oratrices membres de cette la plate-forme des femmes médecins, chirurgiennes, dentistes, techniciennes de laboratoire, infirmières et paramédicales ont entretenu les participants sur « La problématique de la féminisation de l’infection à VIH /SIDA et de l’attitude ambiguë de l’église face à l’épidémie du SIDA ».

Les résultats d’une enquête diligentée à cet effet par AFI Santé a relevé le mythe et /ou la perception négative qu’entretient encore de nos jours l’église à l’égard du VIH/SIDA et des PVVIH. Cette étude a démontré que l’éthique des religions marginalise les PVVIH, les déséquilibre, renforce leur clandestinité et entrave, au final, leur accès au traitement antirétroviral.

            De même, le sondage réalisé par cette ONG a mis en exergue le lien entre les viols et les harcèlements sexuels subis par les femmes et les jeunes filles avec le VIH/SIDA. Et ce, en mettant un accent particulier sur la vulnérabilité de la femme, de par sa biologie, surtout celle des milieux ruraux et déshérités, à l’infection à VIH.

            D’où, l’intensification d’ouverture dans les tout prochains jours des antennes AFI Santé dans les structures de soins médicaux tant publiques que privées de la ville de Kinshasa, avant de couvrir le Congo profond. L’essentiel est de sensibiliser l’opinion sur l’importance de la culture de consultance médicale en prévention des risques de survenue des maladies pluri-métaboliques récurrentes impactant négativement sur le vécu quotidien de la population.

            Il sied de retenir que AFI Santé est aussi un cadre de colloques, d’animations anthropologiques, de conseils personnalisés, de la relation bienveillante soignant/soigné, de promotion de la santé communautaire, de dépistage précoce, libre, anonyme et gratuit   au VIH et d’autres maladies virales et infectieuses. L’ONG s’attèle aussi à l’éducation de la population à l’observance d’une alimentation équilibrée et d’une hygiène de vie stricte, en vue de la prévention de toutes les maladies qui, pour la plupart finissent par devenir chroniques, dégénératives, douloureuses et handicapantes.

            Afi Santé est dirigée par Dr Shadie Marysha en tant que Coordonnatrice Nationale. Elle est secondée ses consœurs par Philomène Sikisa et Mamie Bambi.

M.L.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •