Lutte contre les aléas climatiques dans la Mongala : « Ce que Caritas a réalisé ici est un salut pour notre territoire», dixit l’Administrateur du Territoire Assistant de Bumba

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Bumba, le 07 février 2019 (caritasdev.cd) : En l’absence de son titulaire en mission, l’Administrateur du Territoire Assistant chargé des questions politiques et administratives (ATA) de Bumba, Christophe Nzongolo, s’est dit très satisfait des résultats du PRRC pour ses administrés. Il l’a déclaré mardi 29 janvier 2019 au Chargé de Communication de la Caritas Congo Asbl, en mission de documentation audiovisuelle des résultats du Programme d’appui à la Résilience des communautés vulnérables aux Risques des Catastrophes (PRRC) dans la Province de la Mongala.

                  « Le territoire de Bumba est une entité déconcentrée, c’est-à-dire dépourvue des taxes et moyens financiers, sans fonds de rétrocession. Le travail qu’a abattu Caritas ici, c’est plutôt le territoire qui aurait pu le faire. Ce que Caritas a réalisé ici est un salut pour notre territoire. Et les résultats sont positifs », a déclaré l’ATA  Nzongolo.

                  En fait, face aux conséquences des aléas climatiques dont est régulièrement victime, la Province de la Mongala (inondations, érosions ou glissements de terrain, vents violents, feux de brousse, etc.), Caritas International Belgique (CI.be) a obtenu le financement par la DGD (Gouvernement belge) du Programme d’appui à la Résilience des Populations vulnérables aux Risques de Catastrophes (PRRC). Ce programme est mis en œuvre par les Caritas-Développement Diocésaines de Lisala et de Lolo, en partenariat avec la Caritas Congo Asbl. Exécuté durant deux ans (jusqu’en fin 2018), le PRRC s’était proposé de contribuer à l’atténuation des effets des catastrophes et au renforcement de la résilience de ces communautés à travers diverses actions de petite envergure.

                  Durant ces deux ans, des canaux pour drainer les eaux de pluie ont été aménagés par les communautés, appuyées par la Caritas, jusqu’à une longueur de 4 km vers une rivière voisine ou le fleuve; des bassins de rétention d’eau aménagés; des têtes d’érosion maitrisées; des pépinières installées et des arbres plantés dans des parcelles pour lutter contre les vents violents; des articles ménagers essentiels, intrants agricoles et de pêche, y compris des porcs ont été remis aux ménages vulnérables à ces aléas climatiques, après un moment de sensibilisation et de formation adéquates.

                  « D’ailleurs, c’est grâce à ce travail de Caritas qu’aujourd’hui certaines érosions sont maitrisées ; il y a des arbres brise-vents plantés par-ci par-là », a poursuivi l’Administrateur du Territoire assistant, déplorant le déboisement opéré par une société d’exploitation forestière. « Regardez aujourd’hui, Caritas est en train de contribuer par son programme au reboisement ; ce que devrait faire cette entreprise. Coup de chapeau donc à la Caritas pour les réalisations faites dans notre territoire », a-t-il insisté.

Intrants agricoles, de pêche, articles ménagers aux

bénéficiaires

                  Le PRRC a aussi contribué à la diversification des revenus des ménages bénéficiaires. Agent de développement et formateur, Nzongolo a également apprécié les intrants agricoles et de pêche remis par la Caritas aux ménages ciblés. En effet, 600 ménages vulnérables aux catastrophes naturelles de la ville de Bumba avaient été appuyés par la Caritas Lisala en moyens d’existence et de production pour la diversification de leurs sources d’alimentation et de revenus. « J’ai vu l’élevage amélioré des porcins, des intrants agricoles, de pêche, etc. remis aux bénéficiaires », a relevé l’Administrateur de Territoire assistant, insistant sur l’implication des Autorités Politico-administratives dans la réalisation et pérennisation des acquis de ce programme.

Un porcelet reçu par un ménage vulnérable aux risques des catastrophes

                  Au fait, dans le volet élevage, les ménages ciblés de Bumba ont bénéficié de 302 porcelets et 21 porcs males (verrats), à raison de 7 par site (Moluwa, Nzongo et Ebonda). Ce nombre aurait pu s’élever à 600 têtes n’eussent été des difficultés logistiques d’acquisition.

                  « Moi, en tant qu’autorité locale, je dois m’imprégner, m’approprier et organiser ces ménages bénéficiaires pour qu’on puisse atteindre les objectifs fixés par ce programme », a noté Nzongolo.

                  C’est dans cette optique qu’il a rassuré son interlocuteur de l’implication de l’Autorité locale dans la maintenance des ouvrages réalisés par ledit programme.

                  Après cet entretien, l’ATA a conduit le Chargé de Communication de la Caritas Congo Asbl  voir des arbres plantés grâce à la sensibilisation du PRRC de la Caritas dans certaines parcelles de Bumba. Il était conduit auprès de lui par un des Animateurs dudit programme, Jean-Paul ABUBJEA. Mention spéciale à Nzongolo  qui a planté plusieurs de ces arbres brise-vent dans la résidence officielle qu’il occupe et dans laquelle il a aussi planté des cultures maraichères, et cela, malgré le fait qu’il sait qu’il partirait de cette parcelle un jour. « Le maitre doit prêcher par l’exemple. Même si je partais de cette résidence, ces arbres parleraient en mon nom ; car c’est pour le bien de notre communauté », a-t-il conclu.

Consolider et étendre l’action réalisée sur tout le territoire

                  Toutefois, Christophe Nzongolo a reconnu que beaucoup de choses restent encore à faire. « Ce n’est qu’un pas. Il y a beaucoup à faire. J’aimerais que Caritas continue avec d’autres projets, puisque nous avons encore des situations très difficiles », a souligné Nzongolo. Il a cité notamment le souci d’étendre le programme de la Caritas sur tous les six quartiers de la Cité de Bumba : Mobutu, Nzongo, Lokele-Molua, Lokole, Lingonde et Lokele-Mongala. A cela s’ajoute le quartier Ebonda, dans la périphérie.

Une érosion de berge maîtrisée par la Caritas et la communauté au quartier Moluwa-Lokele, au bord du fleuve Congo

                  Pour l’ATA de Bumba, le programme PRRC a ciblé seulement les quartiers Nzongo, Lokele-Moluwa, une partie du quartier Mobutu. « Donc, les quatre autres quartiers n’ont pas été bénéficiaires de ce programme. Autant continuer et couvrir toute l’étendue du territoire, tous les six quartiers, pour un résultat plus positif encore », a-t-il plaidé, appelant Caritas à initier d’autres projets pour toute la Cité de Bumba.

Mlle Myriam Pomme (Stagiaire) et Guy-Marin Kamandji

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