Lutte contre la fraude minière en RDC : la ministre Antoinette Nsamba à Anvers pour la sécurisation des diamants à l’exportation

0
77

Dans le cadre de la guerre qu’elle a engagée contre la fraude minière depuis son arrivée à la tête de ce ministère, la ministre des Mines, Antoinette Nsamba Kalambayi, continue la lutte contre les antivaleurs qui gangrènent son secteur et font perdre à l’Etat des millions, voire des milliards de  dollars chaque année. Elle séjourne actuellement à Anvers, en Belgique, pour discuter de plusieurs questions liées à ce dossier, dont la sécurisation des diamants congolais destinés à l’exportation. Il s’agit particulièrement de la sécurisation des diamants de production artisanale.

         La ministre Nsamba Antoinette a répondu à l’invitation des membres du Conseil d’Anvers des diamants.

         On renseigne qu’en marge de ces pourparlers, il y a eu signature de deux memoranda entre le CEEC (Centre National d’Evaluation, d’expertise et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses) et le SAEMAPE avec la firme AWDC.

         «Nous sommes allés visiter la société MRAC, une société qui a donné de la valeur ajoutée aux diamants du Botswana. Nous avons palpé leur raffinerie. Sincèrement, j’étais émerveillée de voir qu’avec un diamant de 87 carats bruts, on pouvait ressortir plusieurs pierres bien taillées de grande valeur», a déclaré la ministre des Mines.

         La deuxième étape est la visite du Musée de l’Afrique Centrale à Tervuren. Antoinette Nsamba Kalambayi dit avoir découvert ici des cartes de retombs minières, et a également découvert, après la visite du tiroir de la province du grand Kasaï, qu’il y avait dans le sous-sol congolais de nombreux minerais non encore exploités.

         «Toutes les archives géologiques de la République Démocratique du Congo sont gardées par la Belgique, et je pense que nous avons le devoir de pouvoir collaborer avec ce musée afin que nous puissions à notre niveau matérialiser la cartographie géologique des mines qui nous restent et des mines à découvrir de la République Démocratique du Congo».

         Pour sa part, le Coordonnateur du CTCPM note la nécessité de réparer une matrice de gouvernance avec les différents programmes que le ministère des Mines compte mettre en oeuvre, avec des partenaires aussi bien techniques que financiers. «Nous allons commencer par la GIZ (Coopération allemande) et le gouvernement américain», a-t-il indiqué.

         Pour ce faire, une délégation de la firme AWDC est attendue à Kinshasa au cours de ce mois de novembre pour peaufiner les stratégies en vue de renforcer la coopération entre le Royaume de Belgique et la République Démocratique du Congo dans le secteur minier.

         On rappelle que la ministre des Mines, Antoinette Nsamba Kalambayi, a séjourné récemment aux Émirats Arabes Unis où elle a participé du 10 au 20 octobre 2021 à l’Expo 2020. Elle avait conduit une équipe d’experts miniers pour mettre en exergue les potentialités énormes dont regorge la République Démocratique du Congo dans ce domaine en vue d’attirer des investisseurs.

         On note que 192 pays participent à cette exposition, chacun mettant en exergue les meilleures de ses potentialités.

L’exposition s’étale sur 6 mois. Suivant le calendrier, la journée du 22 mars 2022 sera dédiée à la République Démocratique du Congo.

         Pour rappel, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, en sa double qualité de Président congolais et Président en exercice de l’Union Africaine, avait fait un discours qualifié d’historique en marge de cette Exposition économique des Émirats Arabes Unis.

L.P

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •