Lutte contre la corruption :lancement de la campagne « le Congo n’est pas à vendre »

0
59

Une synergie des structures de la société a procédé, hier lundi 9 décembre 2019, au n°32 de l’avenue Tombalbaye, dans la commune de la Gombe, au lancement de la campagne « le Congo n’est pas à vendre ». Cette campagne s’est inscrite dans le cadre la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée chaque 9 décembre. Ce collectif des structures de la société civile composé de l’Aeta, Congo Nouveau, Recic, Ocidec, Odep  . veut, à travers cette sensibilisation dans les 26 provinces de la République, dire à la population congolaise qu’il est temps de mettre fin aux anti- valeurs, à tous les niveaux : éducatif, transport en commun, circulation routière etc.

         En effet, pour le collectif, le 17 septembre 2019, le Président de la République a annoncé la création d’une agence de lutte contre la corruption. Et, comme phénomène qui fait peur aux investisseurs, le Chef de l’Etat a épinglé les antivaleurs. Quelques mandataires et ministres sont mêmes sanctionnés.

         Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre Ilunga a promis, lors de son investiture, de créer une cour spéciale chargée de la répression des cas de corruption. Toutes ces initiatives doivent être suivies des mesures concrètes. Dans le cas contraire, on aura affaire à  des déclarations stériles. D’où les recommandations ci-après:

Au Président de la République, d’accorder le bénéfice d’attention et d’intérêt à la concrétisation des initiatives qu’il a annoncées contre la corruption. Car, de l’efficacité des actions de lutte contre le fléau de corruption et de la performance des résultats que celles-ci auront engrangés dépendent la réussite de son mandat et la légitimité de ses futures ambitions.

         Le Président de la République doit aussi restituer aux deux coordinations relatives au changement des mentalités et à la lutte contre la corruption leur pleine essence technique, en les rendant autonomes, au risque qu’elles soient absorbées par politiques et perdent leur efficacité.

         Il doit également maintenir la rigueur de la sanction inconditionnelle contre les auteurs des détournements et de la corruption.

         Au gouvernement, d’adapter la politique nationale de lutte contre la corruption aux réalités actuelles; de mettre sur pied un plan opérationnel intégré assorti d’un budget conséquent en rapport avec la mise en œuvre des engagements pris par Félix Tshisekedi; de mettre en place une justice indépendante comme instrument d’ultime recours chargé de traquer les corrupteurs et maximiser les recettes et lutter contre la corruption et les antivaleurs.

         Il faut signaler que c’est à travers des actions de sensibilisation sur le terrain comme des meetings, pièces de théâtre, chansons que la population congolaise sera sensibilisée sur les méfaits de la corruption. Chacun à son niveau, sera, à l’issue de la période de la compagne, appelé à dénoncer tout acte de corruption. C’est de cette manière que le Congo sera mis à l’abri des prédateurs.

Yves Kadima

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •