La lutte contre le blanchiment des capitaux relancée

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Avec la mise en conformité de son cadre légal, l’adoption de sa feuille de route pour une période de neuf mois, celle de son règlement intérieur, de la charte de ses membres et du code de bonne conduite, et la tenue de ses premières assises à Kinshasa, le Comité consultatif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, a clôturé vendredi 17 novembre 2017, dans la soirée, au Kempiski Fleuve Congo Hôtel, ses premières assises, sous le signe de satisfaction générale. Aussi bien pour le ministre des Finances, son autorité de tutelle, que pour les participants qui ont également procédé à l’évaluation nationale des risques dans la lutte contre les criminels spécialisés dans le blanchiment de l’argent sale, le financement du terrorisme et la criminalité transfrontalière.

 

            A ce sujet, après avoir salué l’enthousiasme des membres du COLUB, leur courage et leur engagement, Yav Mulang a, par la voix de son directeur de cabinet Mutombo Mulemule, émis le vœu de voir se tenir prochainement le séminaire de pré-évaluation de la RDC.  Tout en comptant sur leur engagement et leur participation à l’entreprise nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, il leur a rassuré de son soutien dans leur délicate mission, en espérant qu’ils pourront proposer à l’exécutif, la politique nationale, ainsi que des stratégies d’action pour éradiquer ces fléaux qui minent les économies du monde et ébranlent la stabilité des Etats. Aussi le ministre des Finances a dit compter sur leur engagement, afin que notre pays ne devienne pas un terreau de ces criminels qui opèrent dans un monde dépourvu des frontières pour leurs activités criminelles.

            Le président de COLUB, a quant à lui, remercié le ministre des Finances, pour la confiance leur témoignée, d’abord par le choix des membres de son équipe, mais aussi pour la volonté leur insufflée pour que triomphe l’entreprise nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

            A ses collègues, Nyabirungu Muene Songa attend qu’ils fassent chorus et preuve des qualités exceptionnelles, du courage, de la détermination et de l’enthousiasme dans leurs missions, qualités qui mises ensemble, constituent l’expression de la solidarité humaine dans la défense de la cause commune.

            Retenons d’autre part, que les 28 membres du COLUB appelés à faire preuve d’une expertise éprouvée à la hauteur du choix opéré par le gouvernement et la confiance leur exprimée par le ministre des Finances, auront pour adversaires, des criminels sans frontières manipulant des fonds importants acquis grâce au trafic des drogues, à la corruption, à l’évasion fiscale, aux vols et détournements des deniers publics commis dans des Etats à la faible législation de lutte, et aux structures étatiques de lutte contre ces fléaux quasi inopérantes.

            Conscient de l’ampleur de la tâche qui les attend, et des missions périlleuses auxquelles ils devront se consacrer assurément avec héroïsme, le président du COLUB a laissé entendre que son organisme compte organiser prochainement un séminaire pour permettre à ses membres d’apprendre les différentes politiques nationales élaborées et mises en place dans certains Etats, de faire connaissance avec les méthodes de lutte, ainsi que des armes sophistiquées utilisées contre ces crimes, les points forts et les faiblesses de méthodes répressives qui requièrent davantage aujourd’hui la coopération sous-régionale, régionale, continentale et internationale.

            La RDC ne pourra gagner ce challenge que si au delà de la volonté politique affichée, le gouvernement faisait preuve d’un engagement financier ferme pour doter cette structure spécialisée et le CENAREF, la Cellule nationale de renseignements financiers, des moyens pour l’exécution de leurs programmes d’action, face à l’adversité. Car, comme on dit, aux grands maux, les grands remèdes. Il ne faudrait pas qu’au cours des enquêtes, nos fonctionnaires soient désemparés devant des criminels dont la puissance d’argent pourrait facilement annihiler leur résistance à la corruption.         

            L’enjeu de ce front de lutte contre le blanchiment de l’argent sale, le financement du terrorisme et la criminalité transfrontalière, paraît si important qu’il faudrait que toutes les précautions soient déjà prises en amont pour faire échec à toutes les tentatives de corruption ou de déstabilisation de COLUB. Notamment avec la mise en œuvre du FOLUB.      J.R.T. 

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