L’Université Protestante au Congo  invite les PME à capitaliser les acquis

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La 8ème ème édition du forum d’accès au financement a eu lieu le
samedi 23 juin 2018 à l’Université Protestante au Congo(UPC). Avec
comme thème « gérer pour améliorer les performances », cette édition a
regroupé comme cela est de coutume plusieurs acteurs et structures
opérants dans le domaine des finances en République Démocratique du
Congo ainsi que les petites et moyens entreprises(PME). Des
sous-thèmes comme « comment gérer et anticiper les difficultés d’une
entreprise, convaincre un investisseur, le rôle de l’éducation
financière dans l’accompagnement de l’entrepreneur pour le financement
de son entreprise ainsi que quand le numérique devient accélérateur de
business » ont été abordés par les participants regroupés en
carrefour.

Recteur de l’Université Protestante au Congo, Mgr Ngoyi Boliya a,
dans son allocution d’ouverture,  salué la présence de tous les
participants à cette huitième édition. Ceci a témoigné l’intérêt
accordé aux entreprises de microfinance. Il a noté avec satisfaction
qu’au fils de temps, les institutions financières en République
Démocratique du Congo ont consolidé leurs relations d’affaires à
travers un système où tout le monde est gagnant.
C’est une satisfaction pour l’Université Protestante au Congo car,
elle est en train de participer, à travers la tenue de ce forum, à
l’amélioration du financement de l’économie congolaise. Le souhait, de
l’UPC est de continuer avec cet élan pour l’intérêt de toute la
population congolaise.
Mgr Ngoyi Boliya a par ailleurs invité tous les participants à cette
8ème édition du Forum d’Accès au Financement de capitaliser les acquis
des éditions précédentes en menant avec l’Université Protestante au
Congo une étude dans le cadre de la réforme institutionnelle en vue de
la  redynamisation du Forum.
Jean Claude Thetika, Directeur Général de FPM Asbl, a rappelé  que
c’est depuis 2010 que se tient, en collaboration avec l’UPC, ce Forum,
dans le but de favoriser l’inclusion financière grâce à des
assistances aux petites et moyennes entreprises car, après analyse, il
est apparu  que la plupart des banques n’étaient pas outillé pour
réaliser cet exercice.
Quant à Patrick  Bakengela de CCAM, il a fait savoir que près de 90%
des petites et moyennes entreprises congolaises disparaissent trois
ans après leur création. Les échecs de cette situation sont non
seulement connus mais prévisibles. Ce qui a conduit les participants,
réunis en carrefour à comprendre que pour qu’une petite et moyenne
entreprise évolue, il est important premièrement d’identifier le
besoin avant d’aller vers un investisseur. C’est cette manière d’agir
qui est à la base des problèmes que connaissent les pays en voie de
développement en ce qui concerne l’économie informelle.
D’où la nécessité de la transformation des mentalités et le
savoir-faire local dans le but d’émanciper les populations rurales en
développant un réseau d’entreprises opérant dans le formel, capables
d’exporter et de devenir de véritable leviers économiques et sociaux.
Yves Kadima

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