L’Unicef et l’OMS, principaux soutiens de la chaîne de froid

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La vaccination ne serait qu’une utopie sans une chaîne de froid efficace. Une chaîne de froid est en fait le dispositif qui permet de sauvegarder la qualité (ou l’efficacité) de différents vaccins de leur lieu de fabrication jusque dans le pays où se déroule toute opération ou campagne de vaccination. Pour la Rd Congo, la chaîne de froid permet aux différents types d’antigènes (vaccins) d’aller de la direction nationale de Programme Elargi de Vaccination (PEV) jusqu’aux bénéficiaires, que ceux-ci se trouvent dans la capitale ou en provinces. La réussite de la dernière campagne de vaccination dans le district sanitaire de Tshikapa est donc intimement liée au respect scrupuleux de tous les détails techniques et médicaux liés à la qualité d’une chaîne de froid.

          Dr Sapu, médecin chef d’Antenne PEV de Tshikapa, a expliqué à notre journal les différents maillons qui ont permis que les enfants visés (de O à 5 ans) lors de la campagne organisée du 24 au 26 février, reçoivent une vaccination efficace. Il s’est dit reconnaissant envers les partenaires tels que le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) et l’Organisation Mondial de la Santé (OMS) qui ont appuyé le Gouvernement en les dotant des frigidaires et congélateurs solaires. Il a souligné un effort particulier fourni par l’Unicef  pour tout ce qui touche à la qualité de la chaîne de froid et du vaccin. Pour soutenir les campagnes de vaccination future, il a montré les cinq réfrigérateurs solaires envoyés par l’Unicef et cinq autres similaires envoyés par l’OMS qui s’ajoutent aux huit qu’ils possédaient auparavant dont certains fonctionnent avec le pétrole. Le pétrole étant cher et son approvisionnement difficile l’Antenne Pev de Tshikapa dit préférer l’énergie solaire qui reste toujours disponible.

          Dr Sapu a aussi expliqué que dans le district sanitaire de Tshikapa, la chaîne de froid est composée de deux sortes de matériels : matériels fixes et matériels de transport. Il a cité les réfrigérateurs, les congélateurs et les chambres froides parmi les matériels fixes ; et les glacières, les boîtes iso thermiques, les accumulateurs de froid et mêmes les moyens de transport (vélos, motos ou véhicules) parmi les moyens de transport qui permettent aux différents antigènes de rester dans une température constante jusqu’à atteindre les cibles (enfants ou population en général) dans les coins les plus reculés de sa juridiction.

Dans le contrôle et l’administration du vaccin, aucune distraction n’est permise
 
          Chaque trois mois et selon les besoins exprimés à la direction nationale de PEV, à Kinshasa, son Antenne reçoit les différents types de vaccins, conditionnés dans des glacières. Ils sont classés suivant les dates d’arrivée et de péremption ; les fabricants et les lots. Et tout est organisé de façon qu’en aucun moment – et cela jusqu’à la vaccination des cibles visés par la campagne – un vaccin ne quitte sa température d’origine. Il a estimé à ce sujet qu’aucune distraction n’est permise car, non seulement la vie de la population est en jeu, mais une moindre inattention peut conduire à l’administration d’un vaccin périmé ; il pense aussi que l’effort consenti par le pays et les partenaires en développement ne mérite pas cela.
         Les matériels de la chaîne qu’il reçoit sont répartis aux différents ‘Bureaux centraux des zones de santé’ (BCZS) pour une meilleure conservation des vaccins. Ces bureaux sont approvisionnés mensuellement en différents antigènes, conformément à leurs besoins et à leur poids démographique. Ces BCZS sont tenus par conséquent de justifier mensuellement, auprès de l’Antenne Pev, l’utilisation de ces vaccins pour lui permettre de faire autant auprès de l’Antenne/Pev de la province et de la direction national Pev.

SAKAZ

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