Lundi 24 juin : coup d’envoi de l’Examen d’Etat 2019

0
90

Les épreuves de la 53ème session ordinaire de l’Examen d’Etat vont démarrer effectivement ce lundi 24 juin 2019, sur toute l’étendue du territoire de la Rd Congo et iront jusqu’au jeudi 27 juin 2019. Cette précision vient de Michel Djamba Kaombe, inspecteur général de l’EPSP (Enseignement primaire, secondaire et professionnel), qui a indiqué par ailleurs que les malles d’items (questionnaires d’examen) destinées aux élèves finalistes, candidats se trouvant à l’intérieur du pays, sont déjà expédiées et réceptionnées par les autorités provinciales qui ont la charge de leur sécurité et de la bonne passation de cet examen. Pour la ville-province de Kinshasa, la distribution de ces questionnaires d’examen se fera très tôt le matin de ce même lundi.

            Toutefois, l’organisation et la réussite de cette session d’examen présente un ensemble de défis pour l’inspection générale de l’EPSP dont le premier est constitué des impératifs sécuritaires et sanitaires vécus dans certaines provinces éducationnelles (anciennes sous-divisions de l’EPSP). Ceci a conduit le ministre de l’EPSP en date du 20 février 2019, un calendrier scolaire 2018-2019 réaménagé pour les sous-divisions de BENI et OICHA dans la Province du Nord-Kivu. En fonction de ce calendrier réaménagé, ces deux sous divisions – qui ont connu un retard notable provoqué par la maladie à virus Ebola et par à l’insécurité – auront des épreuves décalées pour leur  permettre de récupérer et d’épuiser les matières prévues au programme scolaire. Leurs finalistes passeront ces épreuves de la 53ème session ordinaire de l’Examen d’Etat du lundi 12 au jeudi 15 août 2019 inclus.

            Pour toutes les provinces qui ont déjà reçu les malles d’items et se sont alignées pour la date du 24 juin, le défi majeur est la lutte contre la corruption et la tricherie ; fléaux qu’on combat chaque année pour sauvegarder la qualité de ces épreuves. Il arrive de temps à autre qu’on attrape ici et là un responsable appâté par le gain et qui se met à organiser le trafic des questionnaires (mêmes des faux items) et leurs réponses. Ici même dans la capitale, plusieurs personnes ont déjà été appréhendées les années antérieures pour ce motif. Raison pour laquelle les services de sécurités ont été sensibilisés pour surveiller les personnes et les points sensibles.

            Un autre défi se trouve être dans la collaboration entre les responsables de l’EPSP et ceux du ministère de la Formation professionnelle, Métiers et Artisanat (FPMA). Ce dernier revendique la gestion de tout ce qui touche à l’Enseignement technique dans notre pays. En ce qui concerne l’EPSP, son leadership a été reconnu dans l’organisation de l’Examen d’Etat et la FPMA a été conviée à jouer les seconds rôle à son corps défendant. A l’intérieur du pays, des frictions continuent à être enregistrés entre les agents de ces deux ministères car à certains endroits, la FPMA est carrément mise à l’écart de l’organisation. Ces tensions peuvent, d’une manière ou d’une autre, impacter négativement l’organisation de ces épreuves.

SAKAZ

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •