L’UE réaffirme son soutien à la RDC

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cop21En marge de la 21ième Conférence sur le climat (COP21) qui va se tenir du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris, en France, la Délégation de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo a organisé, hier mardi 17 novembre 2015 au Cercle de Kinshasa, dans la commune de Gombe, la deuxième journée diplomatique sur le climat.

C’était en fait une journée d’échange sur les enjeux qui devront être au cœur de ce forum et ses retombées pour la RDC, créditée d’un énorme potentiel en forêts dans le Bassin du Congo.

Ainsi, les organisateurs ont convié à cette rencontre un nombre significatif de personnes-ressources venues d’anciennes provinces forestières démembrées (Bandundu, Equateur, Province Orientale) et Nord-Kivu, compte de leur présence sur le terrain, où elles vivent directement les effets du changement climatique découlant entre autre de la déforestation.

C’est le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable, Robert Bopolo, qui a ouvert ces assises, en présence des ambassadeurs de l’UE, Jean Michel Dumont, et de France en RDC, Alain Remy, du Secrétaire général à l’Environnement, Vincent Kasubu, du Coordonnateur de REDD+, Victor Kabengele, des représentants des pays membres de l’UE, des organisations nationales et internationales et de la société civile congolaise.

            Avant de commencer son propos, Robert Bopolo a profité de la présence de l’ambassadeur Alain Remy, représentant du pays hôte de la cop 21, pour exprimer la compassion du gouvernement et de son ministère envers le peuple français au sujet des attentats du vendredi 13 novembre à Paris, qui ont endeuillé cette nation pendant qu’elle déployait toutes ses énergies pour la réussite de la conférence mondiale sur l’environnement.

             A cette occasion, il a salué le courage et la démarche de la France qui ne s’est pas laissé abattre, en maintenant ce grand rendez-vous plantaire comme prévu.  En ce qui concerne la Cop21, il a rappelé qu’elle suscite beaucoup d’espoirs pour une mobilisation générale des Etats du monde à lutter contre le changement climatique qui, aujourd’hui, a-t-il souligné, est une réalité. D’où, les espoirs sont permis, et les attentes nombreuses à la suite de cette conférence pour, notamment, définir un accord global et juridiquement contraignant, qui engagerait tous les Etats- parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique.

            Dans le même ordre d’idées, l’ambassadeur Jean Michel Dumont a indiqué que l’UE était en phase avec les pays de l’Afrique et la RDC en particulier, et qu’elle est consciente que la situation est grave, mais cependant pas désespérée. Selon plusieurs analyses, a-t-il indiqué, les pays pauvres et tropicaux seront les premières victimes des effets du changement climatique et que la RDC est comptée parmi les 10 pays au monde les plus menacés, quand bien même ils ne se font pas encore fait sentir. Au regard de cette réalité, il a réitéré la volonté de l’UE d’accompagner la RDC dans cette lutte, afin de pallier cette menace.

A cette occasion, les participants ont échangé avec les différents intervenants et autorités présentes, sur 4 sujets, à savoir « Les enjeux de la COP 21 de Paris, dynamique de la négociation et position stratégique de la RDC » ; « La contribution prévue et déterminée au niveau national (CPDN) de la RDC : le pari d’un développement plus résilient au climat et plus sobre en carbone » ; « La place du mécanisme REDD+ dans l’accord de Paris : vision et ambition de la RDC » ; « Enjeux sous régionaux liés à la REDD : évolution du mécanisme dans les pays du Bassin du Congo (CAFI) ».

Myriam Iragi

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