L’Ucofem face à la « liberté d’expression pour les femmes et les filles »

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Dans le cadre des activités liées à la commémoration du mois consacré à la ‘’Femme’’, l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) a sensibilisé hier jeudi 07 mars 2019 les élèves du collège Boboto sur le « droit à la liberté d’expression pour les femmes et les filles ». Ce sujet était décortiqué par cinq professionnelles des médias, à savoir Bienvenue Babua, Marie France Ngindu, Maraviya Milambo, Nana Kanku et Elsa Indombe. L’objectif visé par l’UCOFEM, à travers cette activité, est de faire des filles et garçons de cette école « des ambassadeurs de la liberté d’expression ».

Il est en effet observé, dans plusieurs cas, que les femmes et les filles ne jouissent pas toujours de ce droit.

Ce thème a été abordé au regard de cinq principaux points : qui sont concernés par ce droit et comment le vivre ? La problématique du droit à la liberté d’expression au regard de la culture locale. Comment est-ce que les médias agissent vis-à-vis de ce droit à l’égard des femmes et des hommes ? Le rôle des uns et des autres dans la promotion et la défense de ce droit.

 Bienvenue Babua a, dans son intervention, souligné qu’il est important de laisser chaque individu, femme ou fille, de s’exprimer. Ceci est une manière de lui reconnaître son identité, son droit d’exister, raison pour laquelle la liberté d’expression doit être protégée et exercée.

Dans ce même ordre d’idée, Elsa Indombe a appelé les élèves à s’impliquer activement dans la promotion de la liberté d’expression pour les femmes et des filles, pour que la situation change, et que la fille, qui était éduquée à se taire hier, puisse s’exprimer et faire entendre sa voix demain. Ce sera un gain énorme pour les générations futures. Car nos sœurs, mères, tantes, amies et collègues ont aussi des opinions qui peuvent apporter un plus dans la société, à l’école, en famille, à l’église, etc. Pour y arriver, « nous avons chacun le devoir de les encourager à donner leur opinion sur un sujet, les soutenir lorsqu’elles le font, et éviter de les minimiser «, a-t-elle conclu.

Parlant de la méritocratie et de la parité, l’Ucofem a salué le fait qu’à la tête des élèves du collège, il y a une fille pour cette année. Cela constitue un grand pas et un bel exemple pour le droit à la liberté d’expression. Dans ce même chapitre, la présidente du des élèves du Collège Boboto, Josepha Mango Issa, a relevé que dans cet établissement, les filles ne sont pas  marginalisées. Selon elle, il existe plutôt une grande émulation entre filles et garçons de cette école. Et, tout est focalisé sur le «niveau intellectuel » pour se remarquer et se démarquer. Josepha Mango a avoué qu’au départ, certaines filles affichent un complexe d’infériorité vis-à-vis des garçons, mais au fil du temps, elles finissent par se ressaisir et faire valoir leurs capacités intellectuelles

   Dorcas NSOMUE

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