L’ordre dans le désordre politique en Afrique Sévère mais juste diagnostic du prof. Kambayi

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C’est un public sélect composé des professeurs d’université, chercheurs, députés, … qui s’est déplacé  hier jeudi 4 juin 2015 pour la salle paroissiale du  Sacré Cœur  pour participer à la cérémonie du baptême du nouveau  livre du prof  Jean Kambay intitulé « L’ordre dans le désordre politique en Afrique noire »  Ntumba Bwatshia, fille de l’heureux auteur, a parlé de l’introduction  du livre  et le prof Ekombe en a fait l’économie.

 Dans  son livre, ont indiqué  les deux orateurs, l’auteur soutient  que les blancs ont arraché l’Afrique aux africains, considérant les noirs non pas comme des êtres humains normaux mais des choses. Il y a eu ensuite la traite des noirs et quelques siècles plus tard les «propriétaires « de l’Afrique l’ont dépecée au terme de la Conférence de Berlin. Dans les années 60, les Africains devenus «indépendants » se retrouvent avec une mosaique d’Etats peu viables. Que faire pour permettre à l’Afrique de figurer en bonne place dans le concert des nations ? Seul un panafricanisme réel peut contribuer à faire renverser l’équation.

Edité sous le label « la Confidence », ce livre d’au moins 250 pages contient 13 chapitres, a affirmé Ekombe.

En page 42, l’auteur raconte : «En occupant l’Afrique, les blancs ont perturbé la société africaine». Cinq pages plus loin, Kambay précise : «on a imposé des tracés frontaliers aux africains. Ces frontières artificielles effectuées  par des personnes qui n’avaient jamais mis les pieds en Afrique ont provoqué la  séparation  des familles jadis unies. Le désordre enregistré de nos jours est  la conséquence d’un ordre imposé loin  de l’Afrique».

Des philosophes occidentaux se sont intéressés à l’Afrique. Pour Hegel, l’histoire de l’Afrique n’a rien d’intéressant. Il y a également le discours peu élégant tenu par un fils d’immigrés hongrois à Dakar en 2007, la légende mythique sur Cham….

Quant aux  traités conclus entre les chefs coutumiers africains de l’époque et les messagers blancs , Kambay note qu’il n’y avait pas de négociations sincères entre  autochtones et messagers. Une chape de plomb s’est abattue ensuite sur l’Afrique. Le charcutage imposé par les colonisateurs a débouché plus tard sur  des conflits sanglants.

L’indépendance de l’Afrique s’est accompagnée du forgeage d’une conscience tribale. Des gens avisés s’en ont aperçus et l’ont fait savoir à travers des ouvrages comme l’Afrique noire est mal partie, «Pourquoi l’Afrique se meurt ?»

Notre continent est relié par un cordon ombilical à ses anciens maîtres. La Francafrique a la peau dure.

Des « hommes forts » en réalité des dictateurs ou  hommes « exceptionnels »  comme  Sekou Touré  Mobutu… se sont rendus tristement célèbres par une répression féroce. Les dirigeants africains se distinguent désormais  par le tripatouillage des Constitutions.

En réalité, la malédiction tant entendue n’est pas vraie et l’Afrique peut opérer le miracle si les Africains y croient sérieusement.

Banza et son groupe ont retracé à leur manière le drame de la RDC à travers une chanson poignante.

Un savant

Appelés à livrer leurs témoignages,  Zacharie Babaswe a dit  « C’est lui qui m’a formé. Je me retrouve en Kambay dans tout ce que je fais ».

Le  père Tshinkendwa a rappelé avoir vu Kambay pour la première fois en 1990, ne se doutant pas qu’il allait devenir un des proches du brillant professeur 14 ans plus tard. « Cet homme aux envolées oratoires me fascinait.  Du fils que j’étais, je suis devenu le père spirituel du lauréat en raison de l’itinéraire que j’ai suivi », a-t-il indiqué.

L’histoire est la base des sciences humaines. Un juriste de renom doit assimiler l’histoire.

L’heureux lauréat est un savant dans le domaine qui est le sien, déclaré affirmé  Vundwawe.

« Moi et mon cher ami Jean avons donné le meilleur de nous-mêmes en formant des gens qui sont devenus des ambassadeurs, ministres…. On doit sacraliser les valeurs scientifiques en RDC.

            «L’émotion est grande quand on se trouve en face d’un père gratifié d’une belle réputation», a fait remarquer sa fille

            Jean- Marie Kasamba, président de l’UNPC/ Kin avec à ses côtés plusieurs invités…a prononcé les paroles d’usage en baptisant ce livre.

Que dire encore ? s’est écrié l’auteur  qui a indiqué avoir placé son combat  pour le changement des mentalités au centre du développement effectif  de la RDC.  L’auteur a décerné ensuite des brevets aux membres du centre Eugemonia.

Jean- Pierre Nkutu

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