L’Opposition parlementaire toujours sous le choc

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parlementDepuis la publication des noms des députés nationaux signataires de la requête introduite à la Cour Constitutionnelle par la Majorité Présidentielle en interprétation de l’article 70 de la Constitution, l’Opposition parlementaire est sous le choc. Lorsqu’il y a un mois, la famille politique du Chef de l’Etat criait sur tous les toits avoir réussi à faire signer le document par des élus de l’Opposition, d’aucuns pensaient à l’intoxication.

Hélas, aujourd’hui, la dure réalité est là. Et plus grave, au nombre des signataires apparaissent treize députés nationaux fichés comme sociétaires du Groupe Parlementaire UDPS et Alliés, lequel compte une cinquantaine d’affiliés. Même si la majorité d’entre eux n’ont pas répondu à l’appel du pied de la Majorité Présidentielle, le mal est fait.

Les dégâts politiques sont d’autant important que les intéressés étaient élus sur les listes de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, celui-là qui clame, depuis 2011, que le pays est en crise de légitimité et qui a fini par faire accréditer cette thèse aussi bien au sein de la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, que des institutions internationales (Nations Unies, Union Européenne, Union Africaine, Organisation Internationale de la Francophonie). Depuis cinq ans qu’il se bat pour le retour de la démocratie, sa voix a fini par être entendue. D’où le cap mis sur le dialogue au niveau aussi interne qu’externe.

En cette période des préparatifs du dialogue, synonyme de la recherche des solutions politiques consensuelles aux problèmes politiques qui se posent au pays (contestation de la légitimité des animateurs des institutions, blocage du processus électoral, implosion du calendrier électoral, recomposition du bureau de la CENI, révision
du fichier électoral, incertitude de financement des élections) la participation de 13 députés siégeant au Palais du peuple sous le label de l’UPDS, même si le parti les considère comme exclus, est perçue comme une caution morale à un coup de force de la majorité au pouvoir en vue du « glissement ».

Chaque jour qui passe, les observateurs ne cessent de lire et relire les noms du groupe des « 13» ci-contre : 1. Serge Mayamba (Tshangu/ Kinshasa) ; 2. Aimé Nsuka (Bagata/ Kwilu) ; 3. Romain Kalonji (Miabi/ Kasaï Oriental) ; 4. Cadet Mananga Kayembe (Ngandajika) ; 5. Mbawmbaw Yemata ( Kutu/ Maindombe, ancien suppléant de Claude Kiringa) ; 6. Benoît Musenga (Lupatapata/Kasai oriental) ; 7. Kota Piem (Mweka/ Kasaï) ; 8. Benoît Nzaji (Tshikapa/ Kasaï) ; 9. Benjamin Muamba (Mwene Ditu/ Lomami) ; 10. Bruno Mukeba Kande (Kananga/ Kasaï Central) ; 11. Damis Mukuna Kalambayi ( Dimbelenge/ Kasaï Central) ; 12. Donatien
Kapongo Munyoka (Demba/ Kasaï Central); 13. Athis Kabongo Kalonji (Katanda/ Kasai Oriental).

Kimp

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