Lois Minaku/Sakata et dossier Malonda à la CENI : l’AFDC-A accuse le FCC de planifier une fausse victoire électorale pour 2023

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A l’image de plusieurs forces politiques et sociales actuellement en effervescence à Kinshasa comme en provinces, la Conférence des Présidents de l’AFDC (Alliances des Forces Démocratiques du  Congo et Alliés), vient de rejeter purement et simplement les propositions des lois initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata, destinées à museler le pouvoir judiciaire et à le placer sous la coupe du ministre de la justice. C’était lors de la télé-conférence du dimanche 5 juillet 2020 pilotée à partir de Bruxelles par son Président national et Autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo.

                   Des consignes strictes sont d’ores et déjà données aux députés et sénateurs de ce regroupement politiques aux fins de boycotter toute réunion qui aurait pour objet l’examen de ces textes.

                  Au cours de la même séance de partage, la conférence des présidents a également dit non à la désignation cavalière de Ronsard Malonda, faux délégué désavoué par l’Eglise Kimbanguiste, à la tête de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante), lors de la plénière du 2 juillet à l’Assemblée Nationale. Considérant cet acte comme un agenda caché de planification d’une « fausse victoire électorale » en 2023, Bahati et ses compagnons de lutte ont dit non à cette énième tricherie.

                  L’AFDC-A est d’autant opposée à la présence d’une marionnette du FCC à la présidence de la CENI qu’elle se souvient du douloureux passé des fraudes électorales qui l’ont privée de nombreux élus lors des scrutins de décembre 2018.                                                                              Kimp

DECLARATION DE LA CONFERENCE DES PRESIDENTS DU REGROUPEMENT POLITIQUE AFDC-A SUR LA SITUATION POLITIQUE ET SECURITAIRE DU PAYS

                  Depuis la prolongation inconstitutionnelle de la session ordinaire du parlement de la République Démocratique du Congo, plusieurs initiatives démocraticides, liberticides et subversives ont été alignées par le FCC, s’appuyant sur la majorité numérique au parlement et profitant de l’état d’urgence sanitaire pour s’assurer à l’avance de la fausse victoire électorale, protéger les membres du FCC de toute poursuite judiciaire et vider la justice congolaise de son pouvoir constitutionnel.

Après analyse et débats, le Regroupement Politique AFDC-A, sous le leadership de son Président National Statutaire et Autorité Morale, le Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO, rend publique la déclaration suivante :

1° DES PROPOSITIONS DE LOI MINAKU ET SAKATA L’AFDC-A rejette catégoriquement ces propositions de lois et instruit ses députés nationaux et ses sénateurs à ne participer à aucune réunion relative à l’examen desdites propositions qui visent à vider de sa substance le pouvoir judiciaire et à protéger des criminels économiques et violeurs des droits humains.

2° DE LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE « CENI »

L’AFDC-A rappelle qu’aux dernières élections de décembre 2018, il a été victime de tricherie et s’est vu voler sa victoire électorale dans plusieurs Circonscriptions par le tripatouillage à la CENI et le blocage et parfois le déni de justice à la Cour Constitutionnelle. Cette dernière qui refuse de rendre justice à l’AFDC-A. Redoutant cette expérience malheureuse de confiscation de la volonté de notre Peuple, l’AFDC-A dénonce et rejette la désignation non consensuelle et précipitée de Monsieur Ronsard MALONDA, candidat des confessions religieuses minoritaires, à la présidence de la CENI, en complicité avec le Bureau de l’Assemblée Nationale, en violation une fois de plus du Règlement Intérieur de la Chambre basse du Parlement.

L’AFDC-A exige avant toute désignation de nouveaux animateurs de la CENI, l’examen du rapport sur les trois dernières séquences électorales (2006, 2011 et 2018) ainsi qu’un audit indépendant par une commission spéciale composée des délégués de la société civile, des Observateurs nationaux de la Dépense Publique, de l’inspection générale des finances et des délégués des Nations Unies, suivi de profondes réformes juridiques, organisationnelles et fonctionnelles de la CENI. A toute fin utile, aucun ancien membre de la CENI ne devra faire partie de la nouvelle équipe tant au niveau national que provincial. A quoi bon d’organiser les élections si les élus seront remplacés par des personnes nommées? C’est tout simplement un coup d’Etat et une confiscation de la souveraineté du Peuple.

3° DE LA SITUATION SECURITAIRE DU PAYS

L’AFDC-Aconstate que les querelles au sommet de l’Etat et particulièrement entre le FCC et le CACH empêchent le Gouvernement d’assumer ses charges en matière de sécurité et de protection de nos frontières dans bon nombre de provinces notamment dans le Haut Katanga, Ituri, Nord Kivu, Sud Kivu, Haut-Uélé, Bas Uélé, Kongo Central, Sud Ubangi, Nord Ubangi, Kwango et le Tanganyika. Des phénomènes genre sécession, balkanisation, autodétermination réapparaissent dont les auteurs ne se cachent pas et ne sont pas inquiétés. Des individus profèrent des menaces à l’égard des institutions sans que personne ne les interpelle. Tout comme les tribus et les clans se liguent, sur fond de corruption et de tribalisme, pour défendre des criminels au mépris de la Constitution. A cette allure, l’on s’achemine vers la faillite de l’Etat. A ces crises politiques et carence sécuritaire s’ajoute la crise socio-économique qui étrangle la population et érode le pouvoir d’achat des masses laborieuses (fonctionnaires, militaires et policiers, agents publics, enseignants, médecins, travailleurs, cadres, employeurs, commerçants, investisseurs et agents économiques).

Face à la gravité de la situation et à l’incertitude du lendemain, l’AFDC-A, deuxième force politique de la RDC, invite les Institutions de la République avec en tête le Président de la République, garant du bon fonctionnement des Institutions à assumer, chacune en ce qui la concerne, ses responsabilités en vue de garantir la paix, la sécurité et l’Etat de droit en vue d’attirer les investissements, de booster la croissance économique et combattre la pauvreté du peuple congolais.

Le Président National Statutaire et Autorité Morale de l’AFDC-A, le Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO, invite les cadres et militants du Regroupement AFDC-A à participer à toutes les manifestations pacifiques visant à défendre la paix, la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit et les élections transparentes en République Démocratique du Congo.

Fait à Bruxelles par télé-conférence, le 05 juillet 2020

Sénateur Professeur Modeste Bahati Lukwebo

Président National Statutaire et Autorité Morale de

l’AFDC-A

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