Loi électorale, Carte d’identité : cap vers les élections

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Alors que le débat sur la Loi électorale est sur le point d’être bouclé à l’Assemblée Nationale, un Décret du Premier ministre portant création de la Carte d’identité nationale rendu public en ce début de semaine, confirme l’option gouvernementale d’organiser les élections en 2023. L’identification imminente de la population, combinée au recensement, est un paramètre à prendre très au sérieux dans le processus électoral, car elle va permettre de connaître, après plusieurs décennies de confusion, qui est Congolais et qui ne l’est pas, et surtout de connaitre la taille démographie réelle du pays.

            Vivant sans carte d’identité depuis le 17 mai 1997, date de la chute du Maréchal Mobutu et de la montée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, qui avait déclaré indésirable la « Carte pour Citoyens » héritée de son prédécesseur, les habitants de la République Démocratique du Congo revendiquent leur « congolité » à travers une multitude de documents : carte d’électeur, passeport, permis de conduire, carte d’étudiant ou d’élève, carte de service, etc.

            Un véritable cafouillage est observé à chaque cycle électoral, au moment des opérations d’enrôlement, où n’importe quel individu à la peau noire, présent sur le territoire national et maniant au moins une langue nationale ou un dialecte de sa contrée de résidence, peut se faire délivrer une carte d’électeur sur la foi du témoignage d’au moins cinq Congolaises ou Congolais.

            Par conséquent, de 2006, année du premier cycle électoral, à 2018, année du troisième, on n’a jamais connu la taille réelle de l’électoral ni le nombre exact des citoyens que compte le pays.

            D’où, il est permis de croise que l’octroi, dans un futur qui ne doit pas être lointain, d’une carte d’identité à chaque citoyen éligible à la nationalité congolaise, va largement déblayer la voie devant conduire à l’enrôlement des électeurs, en vue de leur participation aux scrutins de 2023.

            Si le gouvernement arrive à remplir sa part du travail dans les opérations de recensement et d’identification de la population, ainsi que dans la libération, en faveur de la Ceni, des fonds requis pour les opérations préélectorales, les chances d’organisation des élections générales à termes échus demeurent intactes. C’est le lieu de constater que ceux qui comptent sur un « glissement » du calendrier électoral et les stratégies de blocage du processus électoral risquent d’être pris de court.

Kimp

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