L’Intersyndicale Nationale de la MIBA saisit le PGR

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Le cri de cœur exprimé dans cette plainte introduite le 9 mai dernier auprès du Procureur Général de la République par l’Intersyndicale Nationale de la MIBA, c’est pour revendiquer les droits de leurs affiliés et réveiller la conscience et le nationalisme des gouvernants actuels. La commémoration de l’avènement de l’AFDL au pouvoir d’Etat à Kinshasa devrait servir de prétexte pour rappeler le sacrifice de la Minière de Bakwanga qui, par ses recettes, permit au régime de résister à l’agression rwando-ougando-burundaise sous la bannière du Rassemblement Congolais pour la Démocratie. 

 
Bloqué par l’embargo sur les armes décidé par une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, le régime de feu L .D. KABILA n’avait pas d’autre choix que de recourir aux réseaux des trafiquants d’armes. C’est alors que les comptes de la MIBA logés à la Belgolaise furent mouvementés pour l’achat des armes et munitions de guerre en vue de faire face à cette agression de 1998 sous des prétextes fallacieux, faux et cyniques. C’est ainsi que la Banque belge débloqua la somme de 80 millions des dollars Us au profit de la Banque Centrale du Congo. Selon les documents déposés auprès du Parquet près le Tribunal correctionnel de Bruxelles, seuls 20 millions des dollars Us ont été débloqués au profit des trafiquants d’armes ukrainiens. Le procès qui s’est ouvert il y a une semaine à Bruxelles a eu comme effet de mettre sur la place publique certaines révélations fort accablantes à charge des personnalités ayant joué un rôle significatif dans ce trafic d’armes. 
Quelle que soit l’issue de ce procès, une chose est certaine : c’est grâce à ce financement provenant des comptes de la MIBA logés à la Belgolaise que le régime a pu résister contre les agresseurs venus des trois pays de l’Est. Et la question lancinante est : où sont partis les 60 millions des dollars Us ? Les syndicalistes qui ont déposé cette plainte contre la MIBA indiquent que « la MIBA étant en incapacité de paiement, nous sollicitons la déchéance de l’actionnaire majoritaire en tant que gestionnaire de la société pour faute grave et incompétence à diriger l’entreprise, gestion caractérisée par des compromissions dans toutes les tentatives de redressement de celle-ci ».  
En d’autres termes, les syndicats maison veulent faire remarquer que les dirigeants actuels de l’entreprise sont incapables de toucher la corde raide du nationalisme et de la gratitude au pouvoir actuel sur l’urgence et la nécessité de rembourser les 80 millions des dollars Us qui avaient sauvé le régime de feu L.D. KABILA. Cette somme pourra permettre le redressement de l’entreprise et surtout lui éviter un endettement aux taux usuriers comme celui qu’une banque commerciale privée locale lui avait proposé et qui ressemble à bien d’égards à une sorte de « banque Lambert » de triste mémoire.  
C’est de cette façon que la MIBA pourra répondre aux exigences contenues dans la plainte. Notamment le paiement des retards cumulés des salaires représentant au moins 46 mois, le paiement de la pension de retraite pour les ayants droit, etc.
Dans le cas contraire, le procès qui s’en suivra risque de jeter dans la rue toutes les révélations concernant la procédure pénale en continuation devant le Tribunal correctionnel de Bruxelles où des noms de hautes personnalités sont cités.
 
F.M. 

 

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