L’inspecteur général Ndongo déclare la guerre aux «Kuluna» en cravate

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Une nouvelle race des criminels économiques, surnommés à juste titre de « Kuluna en cravate », a envahi tous les milieux politiques, économiques et financiers, jusque dans les cercles du pouvoir. On dit aussi de cette pieuvre redoutable qu’elle étend ses tentacules dans les principaux services de l’Etat. Au fil des jours, ils inoculent la peur et répandent la trouille même dans les milieux judiciaires, en se bâtissant de solides murailles de l’impunité que ne peuvent franchir les simples convocations, ni ébranler les mandats de comparution ou de perquisition.

 Le chef de l’Etat, mis au courant des ravages causés par cette race de criminels économiques, aussi bien au Trésor public, que dans le processus de rétablissement de l’autorité de l’Etat, a convoqué dernièrement une réunion institutionnelle pour déclencher une guerre ouverte contre ces ennemis de la reconstruction de notre pays. C’est dans ce cadre, qu’il a réaffirmé sa détermination à éradiquer ce fléau sournois qui a entraîné dans son sillage, une litanie des antivaleurs. S’adressant aux nouveaux magistrats lancés sur le marché, le Président de la République a insisté particulièrement sur les principales valeurs devant guider leur futur comportement, notamment le respect des règles d’éthique et de déontologie des magistrats, l’obéissance aux lois de la république et à la Constitution et le respect des droits et libertés des citoyens.

 Luzolo Bambi Lessa a de son côté, retransmis aux services judiciaires et juridictions dépendant de son ministère, les instructions particulières du chef de l’Etat pour que le moteur de l’opération Tolérance-zéro tourne à plein régime.
 Aussi des échos qui nous parviennent du Quartier général de la police judiciaire des parquets, les choses sont allées vite, et même très vite. Déjà, cet important service judiciaire a mené plusieurs enquêtes sur les premiers dossiers lui soumis par le cabinet de la Justice, le Parquet général de la République, les parquets généraux près les cours d’appels et les parquets de grande instance. Sous la direction de l’inspecteur général Christophe Ndongo Nzita, des équipes d’inspecteurs de police judiciaire viennent de réaliser un grand coup de filet dans plusieurs services publics.
 C’est pour en avoir le cœur net que nous avons rencontré hier, dans l’après-midi, le numéro un du Quartier général de la police judiciaire des parquets. Entre deux missions d’enquête et coincé par le temps, il a lâché que la Police judiciaire des parquets est à pied d’œuvre 24 heures sur 24, se préoccupant de traquer tous les criminels de toutes natures, petits ou grands. Christophe Ndongo fait observer que pour que son service puisse se conformer au mot d’ordre du chef de l’Etat, il y a lieu qu’il demeure opérationnel et efficace. Ce qui implique des moyens. A la question de savoir s’il en possédait pour mener ses missions jusqu’à terme, l’inspecteur général de la police judiciaire des parquets a reconnu que les moyens ne suivent pas. Toutefois, a-t-il fait remarquer, la précarité des moyens ne doit pas empêcher ses services de faire leur travail. 
 Voilà pourquoi la Police judiciaire des parquets participe intensément à l’opération Tolérance-zéro, ainsi qu’à la lutte contre l’impunité. En somme, les premières affaires de corruption, de détournements des deniers publics, ainsi que les dossiers des antivaleurs, sont épluchées sans état d’âme et sans égards aux suspects déjà mis sous les verrous.
 Il a affirmé d’autre part, que les autorités judiciaires, donc, sa hiérarchie, appuyent toutes les actions judiciaires menées par ses services, de manière à concrétiser le vœu cher au chef de l’Etat d’éradiquer une fois pour toutes, le phénomène des criminels économiques.
 En tout cas, les bataillons d’inspecteurs de police judiciaire sont mobilisés pour participer à ce front de lutte ouvert sur toute l’étendue de la république. 

La carapace de « Kulunas en cravate » sera bientôt brisée
 L’inspecteur général Ndongo Nzita soutient à ce sujet, que fort des attributions conférées par la loi à ses services, avec l’appui des instances supérieures, la carapace de « Kulunas en cravate » qui paraissait jusque-là indestructible à la petite artillerie, ne résistera pas à l’artillerie lourde mise en branle par la Police judiciaire de parquets. Et d’ajouter que les criminels économiques souvent habitués à minimiser les mesures prises par les plus hautes autorités du pays, n’ont qu’à bien se tenir sur leurs gardes.
 Cette fois, c’est à un véritable tremblement de terre qu’ils auront à faire, a martelé le responsable numéro un de la Police judiciaire de parquets.
 A l’en croire, la vaste campagne de Tolérance-zéro ne va pas se limiter à la ville de Kinshasa, mais s’étendra à toutes les provinces de la république où opèrent ses services.
 Retenons que sous son impulsion et celle de l’inspecteur général adjoint, la Police judiciaire des parquets entend œuvrer aux côtés d’autres services de l’Etat engagés dans cette opération d’assainissement des mœurs, pour que soit éradiqué ce fléau de l’impunité déjà enraciné dans nos us et coutumes. Car, a-t-il recommandé à ses collaborateurs et à ses agents, les Congolais ont le devoir de faire de ce pays, un Etat de droit où ne doivent plus régner les «  intouchables ». Ainsi sans faire de bruit, mais dans la discrétion, cette machine entend ébranler les fondements de principaux réseaux des Kulunas en cravate de la RDC.    
                                                                                   J.R.T.

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